(42) LoireRhinoJazz(s)

24/10/2021 – Goosie à Saint-Joseph pour le RhinoJazz(s)

Comme le souligne le Maire de Saint Joseph dans son discours d’introduction « C’est peu à peu la vie qui reprend ses droits ici » et cela se fera par une célébration avec la reprise d’Hallelujah de Léonard Cohen avec un tempo et une tonalité très particulière.

Suit  I can’t stand loosing you de nos policiers préférés, une autre reprise sur un mode manouche très enlevé.

Goosie est un groupe montpelliérain qui s’est fait connaître avec des “covers” (reprises) et qui a été remarqué par le groupe spécialiste du genre : Scott Bradlee & The Post Modern Jukebox. Les arrangements sont léchés et le quintet est d’une précision remarquable dans son jeu, sans compter que les chœurs sont à tomber.

Tous les styles sont bons pour faire la fête : manouche bien sûr, mais aussi New Orleans (Cream), valse, chanson populaire, etc. Ils tiennent une bonne ficelle pour tenir un public en alerte.

Sur La boum (vous savez « Dreams are my reality… ») le public met un bout de temps à reconnaître le morceau mais dès le refrain les sourires de contentement apparaissent.

C’est le jeu avec Goosie, identifier les morceaux qui sont bien arrangés ou plutôt dérangés. Le groupe leur redonne une nouvelle vie.

Il est vrai que Back to black (le tube d’Amy Winehouse) en mode mode manouche ce n’est pas chose aisée à trouver.

Quand les paroles sont en français comme Dis, quand reviendras-tu ? De Barbara c’est plus facile même si c’est en version “French quarter” du plus bel effet avec une trompette rutilante, très applaudie.

On ne s’y attendait pas mais le tube de Bob Marley Is this love passe à leur moulinette et c’est brillant et drôle.

Born to be alive de Patrick Hernandez devient un jerk avec des vocalises « jungle » héritées de Cab Calloway du plus bel effet.

Les Bee Gees font les frais de leur créativité et How Deep is your love retrouve une nouvelle jeunesse. Idem avec les rockers de Scorpions

Le morceau de bravoure attendu est leur superbe version de Bohemian Rhapsody de Queen (voir ici). Un arrangement digne d’une reine.

Et ça continue avec Supertramp et un Good bye Stranger très surprenant aussi.

All you need is love des Beatles n’y échappe pas et devient un truc de cirque, il ne manque que Les Bario.

Le public adore, les musiciens s’amusent sur scène. Que du plaisir.

Pour le rappel cela commence en duo guitare sax pour un vieux tube des Fools garden Lemon tree repris ensuite par The Police puis enfin Goosie.

Et nous nous quittons avec une banane et un Starway to heaven  que Robert Plant ne renierait pas.

Derrière la façade pleine d’humour de ce groupe il faut saluer la qualité du travail d’arrangement et de re-création autour de standards archi-connus.

 

  • Loïs Eichelbrenner : Guitare, voix lead
  • David Meyrat : Trombone, chœur
  • Aurélien Deltoro : Trompette, bugle, chœur
  • Charles-Eric Moreau : Saxophone soprano
  • Antoine Rognon : contrebasse, clacs

Ont collaboré à cette chronique :

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