(69) RhôneHot Club

28/10/2021 – Bruno Ruder & Benoît Convert en duo au Hot-Club de Lyon

Le hot Club de Lyon nous convie à une soirée “jazz de chambre” où les deux protagonistes échangent leurs points de vue. L’un au piano, il s’agit de Bruno Ruder l’autre à la guitare, Benoît Convert.

Les deux se connaissent depuis un paquet d’années mais ce soir c’est la première fois qu’ils jouent en duo devant un public.

Benoît nous avait parlé de ce projet il y a quelques mois lors d’un confinement et c’est donc la création “mondiale” ce soir.

Heureux sommes nous, (trop) maigre public, d’en être.

Après les tréfonds de l’océan (How deep is the ocean) ils reprennent l’un des nombreux tubes de Keith Jarett : Prism, le thème est là mais l’arrangement est bien sûr complètement différent pour coller au duo. Avec bien sûr de larges plages d’improvisations de part et d’autre. A ces moments là les musiciens sortent de leur zone de confort et leur concentration est palpable. Les regards croisés se font plus intenses… et les sourires aussi.

On reconnaît un autre tube du jazz, Stella by starlight. Refaire du neuf, encore et encore, avec du “vieux” … c’est le charme du jazz.

Moon river est superbement repris et nous emmène loin … très loin.

Le premier set s’achève sur une composition au doux nom de Hope. Ici le style monte d’un cran, le volume s’énerve et cela conclue avec vigueur le set.

Le second set reprend avec un thème “pas facile à jouer” de Sam Rivers, alors quand il s’agit de deux musiciens de cette trempe on ne peut que partager.

On connaît l’amour de Benoît pour Brad Mehldau et c’est donc un passage obligé par l’une de ses compositions, pas la plus connue, Unrequited, (il est question d’un amour à sens unique) bon sang que c’est beau !

Here’s that rainy day nous plonge dans un univers profond et brumeux

Pour finir le concert le duo invite sur deux compositions l’ami et saxophoniste Romain Cuoq qui (comme par hasard) était venu avec son « biniou ». Retrouvailles et échanges avec de jolis clins d’œil en renfort.

On se quitte sur I hear a rhapsody avec la satisfaction d’avoir passé une soirée en belle compagnie de deux grands musiciens.

Ont collaboré à cette chronique :

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