(38) IsèreJazz Club Voironnais

13/11/2021 – Duo Mieko Miyazaki & Franck Wolf au Jazz Club de Voiron

Ce samedi 13 novembre, le concert du Jazz club voironnais a été particulièrement réussi grâce à une multiplicité de circonstances provoquées en toute conscience et volonté bien vives toutes deux.

D’abord, Il y a le nouveau partenariat décidé entre la nouvelle équipe du Jazz club de Voiron et la MJC de Voiron installée désormais au 93 avenue Jean Jaurès, dans un chouette bâtiment, qui allie avec goût l’ancien et le moderne . La nouvelle direction de la MJC, (Mme Virginie Casuel) aussi disponible pour des projets culturels divers a offert le gite au Jazz club, en mettant à sa disposition une salle bien agréable quant au confort et à l’acoustique.

Ensuite il y a une équipe de bénévoles- la plupart musiciens -dont Jean Pierre Marcou, le président, Michael Cheret, Fabien le pianiste à la sono et aux finances Jean Gabriel, François et Christine, Bernard, Gaby, Richard , Arlette… et quelques autres qui m’ont accueilli avec beaucoup de simplicité et de gentillesse.

Et puis enfin la programmation, raisonnablement ambitieuse, qui ce soir nous proposait un duo plutôt exceptionnel, avec, aux saxophones ténor et soprano, Franck Wolf (entre autres musicien de Birelli Lagrène pour ne donner qu’une référence) dont la virtuosité musicale (il y a du Coltrane dans la fluidité de ses chorus; il ya sous ses doigts des sur-aigus que nous entendons bien rarement) égale son sens de l’humour et sa gentillesse. Mieko Miyazaki nous a d’autant plus ravis par son jeu sa concentration, son caractère et sa voix, que son instrument (la plupart d’entre nous l’ont découvert),

Le koto, est un instrument traditionnel japonais (introduit au VIIIème siècle), en bois de paulownia évidé, monté de treize cordes sur des chevalets mobiles, et que l’on pince avec trois doigts de la main droite munis de plectres. Cet instrument évoquant le dragon est allongé et s’apparente à la cithare.

Mieko a adapté cet instrument aux formes musicales modernes en l’équipant de capteurs pour l’amplification. Elle outrepasse de très loin les traditionnels pentatoniques de la musique de son pays, après avoir plongé dans de multiples cultures musicales, ce qui lui permet de jouer aussi bien Lonnie’s Lament (John Coltrane), avec les accords déchirants du jazz moderne, que ses propres compositions (Hurin Bell, Bochu train, Dankin, ou The Drums qui évoque l’initiation des jeunes joueurs de tambour au Japon, et en rappel Avec le temps (Léo Ferré); ou encore d’accompagner Franck dans ses compositions: Nanamieko (je soupçonne le jeu de mot), Two Joes (en Hommage à Zawinul), ou Bronze. Le lyrisme immense de Franck Wolf, fait un contrepoint remarquablement intégré, à l’héroïsme du jeu de Mieko Miyazaki; jeu qui parfois se fait douceur et le plus souvent joie éclatante.

Ne manquez pas ces concerts du samedi soir (un par mois, le prochain étant le 18 décembre avec le David Sauzay quartet) soutenez de votre présence et/ou de vos abonnements la musique vivante qui s’offre si généreusement. Pour tous le bonheur peut être dans le pré et dans le jazz.

 

Merci à Philippe Cazaly, du Jazz club de Voiron, pour ses photos

Ont collaboré à cette chronique :

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