(74) Haute SavoieJazz aux Carrés

13/11/2021 – Guillaume Perret Quartet à Jazz aux Carrés

Chaque festival a sa touche, son identité. Pour définir Jazz au Carrés, je pencherais pour convivialité. Nous sommes ici à Annecy-le-Vieux, ce n’est pas Annecy. Ici tout le monde se connait ou presque. Pas de barrières entre organisateurs, techniciens, bénévoles et festivaliers. les uns comme les autres sont fidèles et on les retrouve d’une année sur l’autre. Enfin la MJC des Carrés avec son esplanade et ses espaces nombreux se prête bien aux rencontres. Pour preuve, la salle de sport transformée en restaurant où sur de grandes tables l’on peut partager un plateau repas ou un verre, discuter avec l’un ou l’autre. Cette année, ces repas ont été égayés par un trio de jeunes musiciens du CRR d’Annecy qui ont été bluffant de maîtrise : Hugo au sax ténor, Siméon à la guitare acoustique et Julien à la guitare électrique pour qui Wes n’avait plus de secret.

Une fois sustenté et réchauffé, il est temps de se diriger vers la grande salle pour le concert du soir.

Onze ans que Jocelyne Quéau, la directrice du festival, attendait ce moment, onze ans avant d’avoir le saxophoniste annécien Guillaume Perret dans sa salle.

Elle s’excuse par avance en indiquant que ce soir le volume allait être probablement plus puissant que d’habitude, mais il faut ce qu’il faut !

En effet Guillaume Perret arrive seul en scène avec son sax ténor truffé d’électronique et sa fameuse lumière rouge dans le pavillon. Son sax en fusion quasi permanente. Un solo histoire de nous mettre en oreille, c’est puissant et déjà paroxystique.

Les autres musiciens le rejoignent : Yessaï Karapetian aux claviers ; Julien Herné à la basse, et un « petit génie des drums » (sic) Tao Ehrlich qui remplace au pied levé Martin Wangermée qui a une date avec Laurent Coulondre.

Guillaume est tout ému de se retrouver dans la ville de sa jeunesse et de reconnaître plein de têtes, il nous promet avec ses musiciens un spectacle de « bonnes vibes ».

Libéré de la contrainte d’un micro fixe, il danse littéralement sur scène occupant une bonne partie de l’espace et faisant le show avec sa musique toute en densité et en puissance. C’est funk, c’est moderne, c’est groove, c’est prenant.

Guillaume nous rappelle qu’il a écrit la musique d’un documentaire sur Thomas Pesquet « 16 levers de soleil » où on le voyait jouer du sax dans l’ISS. Il reprend ici Into the infinite au nom prédestiné.

On reconnait bien sûr les titres de l’album « A certain trip » sorti en 2020 en plein confinement. Par exemple ce Gulliver passé au filtre du live ou l’entêtant A certain trip.

Un premier rappel puis un second, en solo avec un « nouveau truc » Out of time. Ça valait le coup d’attendre qu’il retrouve des fichiers sur son Mac, car ce morceau n’était pas prévu.

Que de chemin parcouru depuis 2012 avec ses premiers concerts d’Electric Epic au Jazz-mix (voir ici) ou à Mâcon (voir ici) puis sa période solo avec « Free ».

Ont collaboré à cette chronique :

X