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18/11/2021 – Kyle Eastwood « Cinematic » au Radiant-Bellevue avec le RhinoJazz(s)

Quel plaisir de retrouver une grande salle comme le Radiant-Bellevue dont les abords et le hall sont noirs de monde avant le concert. Ludovic Chazalon, programmateur du RhinoJazz(s) et coproducteur de la soirée nous le confirme « c’est plein ». Comme quoi le jazz attire encore.

Il faut dire que l’affiche est alléchante, Kyle Eastwood va nous livrer à nouveau sa version de « Cinematic » son projet autour des musiques du septième art.

On commence par du facile avec Skyfall d’Adele « en version plus jazzy » où Quentin Collins à la trompette nous propose quelques pépites tandis que Brandon Allen au sax ténor se perd dans les notes et manque de souffle.

Impossible d’évoquer les musiques de films sans citer John Williams entre autres auteur de la bande originale (B.O.)  du film « La sanction » d’un certain Clint Eastwood.

On continue avec le grand cinéma d’outre Atlantique et la version de la B.O. de « Taxi Driver » mis en scène par Martin Scorcese et en musique par Bernard Herrmann. Ici Brandon Allen est au soprano puis au ténor et cela va mieux. Kyle Eastwood délaisse sa « baby basse » pour sa basse électrique.

Encore un compositeur iconique pour le cinéma, Henry Mancini, avec la musique de « Charade » revisité par le quartet de Kyle Eastwood.

Tant qu’à explorer le catalogue des grands compositeurs de musiques de films, autant passer par les plus grands comme avec cette version de Bullit de Lalo Schifrin où la basse tricote grave.

Quand il s’agit de jazz et de cinéma, on ne peut pas faire l’impasse sur la partition d’Henry Mancini et sa Panthère rose reprise ici dans une version très « quartetisée », un gros swing à l’appui.

Pour le rappel on passe à une composition du groupe inspiré par quelques soirées alcoolisées et le Brésil et cela s’appelle Caïpirinha, et Kyle Eastwood se lâche enfin sur un chorus de basse.

 

Kyle Eastwood: contrebasse, basse ; Quentin Collins: trompette, bugle ; Andrew McCormack: piano ; Brandon Allen: saxophones ; Chris Higginbottom: batterie

Ont collaboré à cette chronique :

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