(26) DrômeFestiv'Jazz

20/11/2021 – Elsa F. Quartet au Festiv’Jazz à Chabeuil

Contraintes sanitaires obligent la salle du centre culturel de Chabeuil est disposée façon cabaret avec des tables et des petites lumières, c’est cosy et agréable. Pas de bar mais des bénévoles prêts à vous apporter les rafraîchissements souhaités à votre place. Ce n’est pas un avant goût du luxe ça ?

Un premier set placé sous le signe des traditions celles du jazz, de la chanson française réaliste et parfois gouailleuse.

Le set débute avec Indifférence la superbe valse de Tony Murena magnifiée par les paroles d’André Minvielle. Déjà un tour de force que de reprendre cette chanson avec le flux de « Dédé ».  Avec Elsa Favier Nous sommes entre de bonnes oreilles.

On poursuit avec Barcelone de Boris Vian et Alain Goraguer son compositeur fétiche.

Dans la même veine À bicyclette nous montre le chemin entamé en son temps par Montand.

Suit un surprenant exercice de vocalises parfaitement maitrisées que n’aurait pas renié Leïla Martial habilement enchaîné sur l’Egyptian Fantasy de Bechet (rien a voir avec la version du tandem Peirani/Parisien).

Changement de registre avec une bascule vers l’Argentine de Piazzola et un langoureux Vuelvo al Sur (un clin d’œil à ce qui va suivre?) une fois encore Elsa Favier nous étonne par sa technique de scat très décalé par rapport à la partition.

Avec Rimes on revient à la grande chanson française : paroles de Claude Nougaro sur une musique d’Aldo Romano. Une interprétation délicate et une labialisation de premier ordre. Le quartet accompagne solidement depuis le début la chanteuse.

Avec Le tango stupéfiant chanté par Marie Dubas dans les années 20 (1920) on redécouvre un vieux titre à l’actualité si moderne et dont les paroles n’ont pas pris une ride.

Le set se poursuit avec de la chanson réaliste avec une chanson rare et drôle d’Anne Sylvestre, Petit bonhomme (prenez temps d’aller trouver les paroles sur internet)

Fin du set sur une version très douce d’Amsterdam de Brel qui ne tarde pas à prendre de la belle vigueur.

Ont collaboré à cette chronique :

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