(69) Rhône

21/11/2021 – Skokiaan Brass Band au Festival Saône en Scènes à Curis au Mont d’Or

Dans une salle comble de plusieurs centaines d’auditeurs impatients, trônent une grosse caisse surélevée, des percussions… sur une scène où les musiciens joueront sous de grands luminaires sur pieds (dont nous reparlerons) installés devant d’autres éclairages de leds bleus plus discrets.

Philippe Muyard, le grand organisateur de cette après-midi, nous salue en rappelant l’accueil positif reçu par les douze communes partenaires de cette édition 2021. Il en profite pour remercier les bénévoles et les prestataires.

Dix garçons –dix secondes pour instaurer l’ambiance : le Skokiaan Brass Band s’installe avec ses trompettes, saxophones, trombones, percussions et le sousaphone qui arbore fièrement le nom du groupe sur son pavillon.

Le premier morceau est Lilly Of The Valley, puis le fondateur du groupe, François Rigaldiès remercie…

Lisa Caldognetto arrive pour interpréter J’ai deux amours suivi de Happy Africa.

Plus de percussions pour le morceau suivant Skokiaan, uniquement instrumental, où le groupe nous invite à participer, tandis que les luminaires clignotent en cadence…

D’ailleurs, pourquoi  Skokiaan ? François nous l’explique en nous en donnant l’origine. C’est un alcool ramené d’Afrique du Sud par Louis Armstrong qu’on pourrait traduire par « tord-boyaux »…

Lisa revient pour nous régaler avec une version personnelle On n’est pas là pour se faire… où les solos des musiciens s’enchaînent.

Puis retour à La Nouvelle Orléans avec le long morceau  Let Your Mind Be Free où nous sommes invités à « libérer nos esprits » en admirant la chorégraphie parfaite de tous les musiciens colorés.

Après la présentation de la section trompettes, Philly nous parle bien sûr de Philadelphie, avec une mise en valeur visuelle des percussions présentées à leur tour.

Delta Bound, chanté par Lisa et sa puissance vocale, évoquant la nostalgie du Delta a été composée par Kévin Louis.

Nouvelle chorégraphie du groupe, Lisa chante et nous frappons des mains en cadence, puis Chickie Wah Wah, instrumental composé lors de leur voyage précède la présentation du sax baryton et des deux trombones.

Nous revenons en France pour Couleur Café où Lisa  s’accompagne d’un shaker, tandis que  Pierre « Professor » Baldy nous gratifie d’un solo magistral… et la chanson se termine avec la participation de toute la salle.

Nouvelle chorégraphie du groupe pour l’interprétation de Lisa de Marcia Baïla…

Retour à La Nouvelle Orléans pour Shake Your Regulator (le regulator étant une calebasse) qui fait « appel à la part magique de chacun de nous ».

François nous annonce alors l’arrivée dans le groupe d’un éclairagiste qui a conçu les magnifiques luminaires que nous avions admirés lors de notre attente du concert, et il en profite pour les appeler « Ginette » non sans préciser avec humour que neuf ginettes plus Lisa font la parité avec les dix musiciens !

Vient la fin du concert après 1h30 de régal visuel et auditif, mais nous aurons droit à à Skoki Mojo… en rappel pour nous dire « au revoir » !

Vous aurez compris que nous avons passé un moment d’exception avec ce groove efficace qui nous a permis de vibrer, s’émerveiller, découvrir tour à tour le talent de ces musiciens et de cette chanteuse…

Quant au festival lui-même, il tient toutes ses promesses : populaire, souriant, positif, rassembleur… Nous ne remercierons jamais assez Philippe Muyard et son équipe pour nous permettre cette année de pouvoir assister à cette foison de spectacles divers et variés, dans des communes accueillantes…

Vivement l’année prochaine !

Ont collaboré à cette chronique :

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