(38) IsèreJazz à Vienne

23/11/2021 – Soirée de lancement de la quarante-et-unième édition de Jazz à Vienne à la salle du Manège

20h30 précises (!), Benjamin Tanguy arrive sur la scène pour présenter, devant une salle bien remplie de plus de sept cents personnes l’édition 2022. Il remercie le public, les partenaires, les artistes, les bénévoles qui feront exister cette quarante-et-unième édition où est notamment annoncé le retour de la scène de Cybèle. Il est rejoint par Fabrice Matron de la librairie « Bulles de Vienne », Juanjo Guardino, créateur de l’affiche 2020 & 2021, et Audrey Spiry qui a dessinée celle de 2022. Celle-ci nous explique que son ressenti pour la création du visuel a été principalement porté par les vibrations engendrées par la percussion de la cymbale, et le petit monde qui l’entoure représente ce que génère cette vibration.

Les premiers noms annoncés pour cette édition sont Thomas de Pourquery, Raphaël Imbert (pour la création jeune public), Jamie Cullum, Nate Smith (batteur américain), le britannique Michael Kiwanuka, Les Blacks Pumas (Texans d’Austin), George Benson, Herbie Hancock, Flavia Coelho, Maceo Parker et les britanniques Nubiyan Twist.

 

Place maintenant au concert dessiné !

 

Alors que le visage de Hugh Coltman se dessine progressivement sur l’écran, les musiciens s’installent un à un. Autour de Hugh Coltman nous reconnaîtrons Fred Couderc au sax baryton et clarinette, Jérôme Etcheberry à la trompette, Jerry Edwards au trombone, Fred Nardin aux claviers, Didier Havet au sousaphone, Eric Sauviat à la guitare et Raphaël Chassin à la batterie. Le dessinateur  Juanjo Guardino s’installe à sa table rétro-éclairée pour créer sa première œuvre : un crâne de bélier. Chaque dessin sera en relation avec la chanson dessinée.

Le set commence avec Civvy Street. Puis The Sinner introduit par le sousaphone et la batterie très présente, est accompagné d’un dessin d’une fille semblant en colère, disputée par une personne imposante à tête d’animal tenant un écrit, et un autre personnage à tête de loup tandis qu’en haut se profile un cochon qui rit avec une croix au revers de son manteau !

Ladybird  nous est présenté avec un visage féminin de face, souriant mais énigmatique, entouré d’une coupe courte de cheveux fournis.

Pour It’s Your Voodoo Working, morceau très rythmé avec la présence du sax ténor, le dessin est celui d’un visage féminin souriant, avec de grosses lunettes, à demi de profil, arborant des dents de vampire et se prolongeant avec deux mains tenant un personnage à tête de chat, percé d’aiguilles similaires à celles plantées dans le corps des poupées vaudoues.

New Park Street, plus lent, nous entraîne dans une rêverie, tandis que prend forme un baiser entre une femme aux longs cheveux et un homme, sur un banc, dessin ensuite noirci jusqu’à devenir une silhouette, retourné par l’auteur et tout ceci devient avec quelques nouveaux traits un homme seul de dos sur un banc, qui attend sous la lune…

Un solo de batterie entame le célèbre Caravan chanté par Hugh Coltman tandis que se révèle une nouvelle œuvre : un couple voilé sur un chameau lui-même faisant partie d’une caravane du désert.

Le chanteur prend sa guitare, nous explique la genèse de Hand Me Downs, qui évoque la difficulté qu’ont eu son frère et lui à vider la maison de leur père, parti pour vivre dans un établissement prenant en charge les patients ayant des problèmes de mémoire. Deux guitares, chanson en français et en anglais, puis la clarinette, nous admirons la représentation des trois musiciens sur l’écran,  tandis que le thème est repris au piccolo, un carton rempli d’objets parachève l’évocation sur le dessin.

Resignation Letter, rythmé, joué par tous les musiciens nous est servi avec un dessin de Hugh, très expressif qui rit en tenant son micro, sa mèche au vent. Pour Daydream, le dessinateur rajoute les musiciens…

Hugh invite les gens à venir danser devant la scène…

Le dessin est maintenant terminé et Juanjo rajoute en dernier un petit autoportrait…

Tous sont représentés… et le concert s’achève.

 

Une heure vingt de musique, d’énergie, de talents conjugués nous ont permis d’admirer le talent de Juanjo Guardino, la fusion entre son œuvre et le brio du groupe musical, l’adéquation entre les émotions musicales et dessinées…

Le spectacle vivant n’a jamais si bien porté son nom !

Merci à tous, nous avons hâte de voir arriver le mois de juin 2022 et la quarante-et-unième édition de Jazz à Vienne !

Ont collaboré à cette chronique :

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