Bloom, que du bonheur

Trois voix, une batterie et une contrebasse : voilà qui paraît succinct mais qui, en réalité, vous offre cinq fois plus de plaisir !

Au chant (de gauche à droite), Melina Tobiana, Léa Castro et Laurence Ilous tressent leurs voix pourtant individuellement typées,  et s’épousent, se fondent et  deviennent une entité à résonances multiples. Ces dames réussissent là un tour de force grâce à une complicité totale et sans doute à un gros travail. Mais cela se fait dans la légèreté, le plaisir, et surtout, le partage : entre elles, bien sûr, avec les musiciens, évidemment, dont les instruments ont eux aussi des choses importantes à raconter au  public qui, de clins d’œil en sourires, apprécie vivement cette maîtrise, l’humour et le talent.

C’est si bon de se laisser enchanter, emporter, et de vibrer sur des œuvres variées, connues ou pas, originellement signées par les plus grands ou composées « maison », arrangées si bellement qu’elles semblent faites sur mesure !

Arthur Henn à la contrebasse et Damien Françon à la batterie ne nous laissent pas sur notre faim non plus ! Tout en délicatesse,  ou en énergie selon le moment, ils partagent l’intimité des voix, accompagnent, répondent, et savent faire briller leur talent lors de quelques soli courts, mais extra.

Voilà une soirée dont on sort avec le sourire un peu béat de ceux qui sont parfaitement heureux, ce moment musical singulier apportant détente et délices d’oreilles bien réjouissants.

Ont collaboré à cette chronique :

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