(01) AinJazz à Fareins

25/11/2021 – Gaspard Baradel Quartet à Jazz à Fareins

Le jeune saxophoniste Gaspard Baradel a le privilège d’ouvrir la scène de cette dix-huitième édition de Jazz à Fareins.

Et il le fait de fort belle façon par un solo à l’alto. Solo frais et harmonieusement construit avant d’être rejoint par ses trois complices : Josselin Hazard à la batterie ; Cyril Billot à la contrebasse et Antoine Bacherot au piano.

Ce dernier se retrouve comme devant une formule 1 avec le fameux Imperial de Bösendorfer mis à disposition par l’ami Yves Dugas. C’est comme le disent souvent les pianistes « l’Everest du piano » et il faut savoir le dompter. Antoine n’a pas manqué d’échanger ses premières impressions avec Yves Dugas à l’issue des balances.

Dès ce premier morceau Rêverie, pianiste et contrebassiste prennent un chorus histoire de nous permettre de faire connaissance.

Simoun’s song est jouée au soprano, encore des mélodies agréables qui nous font indéniablement penser au courant romantique français mais avec des tutti très énergiques.

Childhood encore une composition riche et ici parfois persillée de quelques citations comme Night in Tunisia, ce qui laisse voir quelques sourires sur les visages masqués des amateurs.

Suit un Cherokee … très déconstruit où Gaspard et ses acolytes mettent une patte très, mais alors très personnelle, et ça file vite. Josselin en profite pour nous offrir un premier solo bien riche et tonique. Avec ces quatre-là, le vénérable standard de Ray Noble composé en 1938 prend un sacré coup de jeune.

Pour nous faire souffler, le quartet entame le thème de Ballade qui porte bien son nom. Élégance du piano, douceur de l’accompagnement rythmique. Gaspard laisse du champ au trio avant de s’interposer délicatement à l’alto.

Ce premier concert s’achève sur Keep on seeing. T’inquiètes Gaspard, nous allons continuer à venir te voir avec ton quartet. De tels moments de douceur ne se refusent pas.

 

Ont collaboré à cette chronique :

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