(38) Isère

27/11/2021 – Quartet Novo – La Forge au Théâtre Sainte Marie d’en Bas à Grenoble

Le collectif La Forge fête ses vingt ans : Novo Quartet

Pour fêter cet anniversaire bien mérité, le Centre International des musiques nomades de Grenoble, a offert la scène de son magnifique théâtre Sainte Marie d’en Bas, au collectif La Forge pour deux soirées mémorables.

 

Pascal Berne, co-fondateur du collectif, rappelle leur détermination à développer un projet artistique fondé sur la recherche musicale et la création de nouveaux répertoires. C’est leur marque de fabrique, servie par des musiciens particulièrement talentueux.

Novo Quartet, émanation de La Forge depuis quinze ans, démontre une fois de plus sa créativité et  sa capacité à se renouveler.

Pascal Berne, contrebassiste a composé ce nouvel opus durant le premier confinement. Son inspiration est picturale et littéraire, ce qui donne une étonnante sensation à l’écoute de ses compositions.

Novo Quartet nous donne à voir Jean Michel Basquiat, peintre new-yorkais, et lire Jean Giono ou Stefan Zweig, avec nos oreilles où la musique très à propos s’installe !

Michel Mandel à la clarinette, Yves Gerbelot au saxophone baryton et sopranino, Pierre Baldy-Molinier au trombone, bugle et tuba, Pascal Berne à la contrebasse : un quartet original, sans piano, ni batterie : inclassable.

Free-jazz, fanfare, musique de chambre, jazz classique : mélangez le tout et vous avez un régal de  cohérence et de diversité.

L’énergie stimulante, pour illustrer Basquiat, 57 bis, Auto portrait 1986, le peintre graphiste. Des duos magistraux clarinette/sax ou sax/contrebasse, un ensemble luxuriant, déterminé.

La douceur et la suggestion par le souffle long, pour illustrer Giono, comme une promenade printanière dans L’infinie prairie, ou Zweig dans Froid parfum de neige.

L’Orient et sa délicatesse pour Sacré, mais aussi le swing dansant du be-bop.

Musique complexe et multiple où les sons s’enchevêtrent, s’entrecroisent, s’accompagnent, dans un même souci de mouvement et d’harmonie, sans limite mais beaucoup d’authenticité. Les improvisations de chaque instrument ajoutent à l’ensemble un engagement supplémentaire à l’élaboration de cette écriture musicale originale.

 

Longue vie à Novo Quartet, et à La Forge !

Ont collaboré à cette chronique :

X