(69) RhôneHot Club

16/12/2021 – Hetty Kate & Olivier Truchot en duo au Hot Club de Lyon

Ou l’on retrouve la jeune chanteuse australienne Hetty Kate ici en simple duo avec le pianiste Olivier Truchot.

D’entrée de jeu elle fait le pitre avec une parodie de strip tease langoureux pour ôter son masque.

Entre chaque chanson, elle nous gratifie d’un bon mot ou d’une anecdote. Elle sait d’emblée se mettre le public dans sa poche. Encore faut-il comprendre l’anglais.

Le répertoire débute avec No moon at all … « but lot of cheese » car elle avoue avoir goûté à un aligot pour la première fois aujourd’hui.

Suit Mood indigo, parce qu’il fallait bien entamer une série de thèmes du Duke par une chanson triste. Hetty Kate nous rappelle que toutes les grandes chanteuses l’avaient à leur répertoire mais que la plus grande fut et restera Ella Fitzgerald.

Il y a des chansons qui font partie de toutes les jam sessions, c’est le cas de Just squeeze me don’t tease me… en Australie, mais pas chez nous.

C’est bientôt Noël, on bascule sur Winter wonderland chanson d’actualité. Paroles débiles mais musique sympa.

On reste dans le romantique sirupeux avec Two sleepy people, Hetty Kate adore cette chanson et l’interprète avec ravissement.

Une autre de ses favorites Old devil moon chantée avec un sourire ravageur.

Au piano Olivier fait plus qu’accompagner. Il prend des chorus, improvise, ce qui nous ravit et la chanteuse avec.

Mel Tormé est aux yeux de Hetty l’illustration parfaite du chanteur/auteur/compositeur de jazz et nous offre sa Christmas song « Pas une autre chanson de Noël mais LA chanson de Noël » (sic)

Passage à l’une de ses idoles avec une chanson interprétée par Peggy Lee qui évoque les mangeuses d’homme : I lost my sugar in Salt Lake City.

Johnny Mercer était un auteur prolifique (il a entre autres créé les paroles en anglais de Autumn leaves) et ce soir Hetty reprend Tangerine.

On reste dans le registre nourriture et gastronomie du Great American Songbook du jazz avec The Gravy Waltz  (gravy = sauce) que Claude Nougaro avait repris sous le titre Les Mains d’une femme dans la farine.

Puis Hetty voulait refaire une chanson de Noël : quelqu’un dans le public a dit non, ce qui l’a bien attristée. Alors sur une suggestion d’Oliver le public a voté et a choisi un autre style … une personne au premier rang a suggéré Love for sale. Le duo s’est exécuté dans la seconde. Ce qui montre la souplesse des deux musiciens.

Sunday kind of love est une autre chanson romantique dont elle raffole.

Retour à Peggy Lee époque Benny Goodman, dans sa jeunesse elle interprétait Waiting for the train to come in. Puis son premier tube I don’t know enough about you.

Le concert s’achève avec To close for comfort.

Pour le rappel, elle nous propose une chanson en français Tout doux Tout doucement (Ah la version de Blossom Dearie !)

Public conquis et applaudissement chaleureux. Hetty Kate et Olivier Truchot passeront de longs moments avec le public au bar du Hot Club pour achever la soirée.

Ont collaboré à cette chronique :

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