(38) IsèreJazz Club Voironnais

18/12/2021 – David Sauzay Family Quartet au Jazz Club de Voiron

Le jazz club de Voiron nous fait un beau cadeau à l’approche de Noël.

David Sauzay, saxophones et flûte,  et son quartet ont fait six cents kilomètres pour nous voir !

Il nous présente ce soir ce projet musical  mais aussi personnel car son fils Gabriel Sauzay, à la contrebasse, y collabore.

Après de nombreuses sessions avec d’autres musiciens début 2021, sans public à cause de l’épidémie de Covid, David décide de créer ce quartet, collaborant ainsi avec Paul Morvan à la batterie et Horoshi Murayama au piano.

L’ensemble démarre, plein de vibrations, avec My Secret Love, chanté par Doris Day dans le film musical « Calimity Jane » en 1953 !  David au saxophoneténor, enjoué, vif, donne le tempo. La rythmique s’envole quand le saxophone se repose. La batterie se déchaîne, le piano, droit, ouvert, splendide, lui répond. La contrebasse, vivante, les soutient. Le saxophone les rejoint. Quelle exubérance pour ce joyau du be-bop !

Sur une composition de Gabriel, Max’s view, la contrebasse et le saxophone sont réunis puis la rythmique les retrouve. Sur ce blues à douze temps, dans le pur esprit des Jazz Messengers, un solo de contrebasse nous berce. Le piano reprend le lead accompagné bientôt du saxophone.

Hiroshi’s Time est une composition de David pour son pianiste. Très rapide, ensorcelant, le saxophoniste est très applaudi. Le piano prend le relais, agile, effervescent, La batterie s’exclame sur ce rythme endiablé. Le saxophone fait le lien entre chaque solo.

Taketori, composition d’Hirashi, est beaucoup plus poétique. On chemine tranquillement avec David à la flûte. La rythmique est emmenée par le piano. Gabriel fait chanter sa contrebasse à l’archet. La flûte revient, chantonnant dans un souffle qui s’éteint.

Curieux titre que Paul’s Beard (la barbe de Paul) écrit par Paul. Le saxophone ténor s’exprime longuement, impétueux, sonore, bientôt entouré par ses compères et chaudement applaudi par le public. Ils courent, courent, se répondent, s’écoutent, se relancent… Un solo de batterie nous enthousiasme !

Le deuxième set commence par February 17th, date de la décision de création du quartet. C’est tendre… Le saxophone alterne avec le piano. Le tempo est marqué. La contrebasse raconte l’histoire accompagnée de la batterie. Le saxophone revient, enjôleur.

Disctinct Memory, écrit par les quatre musiciens, apporte la vision globale du groupe. Alternance des instruments, séquences joviales, le saxophone puissant mène l’ensemble, la batterie gronde.

Pour Spirit of Alice (Alice est la muse de David), les balais caressent les cymbales et les caisses, le saxophone souffle tendrement, le piano, calme, nous enchante, la contrebasse se fait discrète. Le saxophone roucoule, s’émeut, s’affole, puis expire.

Les morceaux s’enchaînent au plus grand plaisir du public, conquis par ce nouveau quartet de musiciens experts, créatifs, réunis par une belle connivence.

 

Ce ne serait pas une soirée jazz sans l’accueil d’invités !

D’abord Michael Cheret, ami de longue date de Davis Sauzay, pour Green Dolphin Street, du nom d’un club de jazz new-yorkais. Les deux saxophones ténor font merveille. On est envahi par ces longues séquences successives sans perdre haleine. Un solo de contrebasse à l’archet est très applaudi. Ambiance pour la fin du morceau avec tous les instruments !

Ensuite, Fabien, du jazz club, s’installe au piano, pour Blues Up and Down. Quel beau duo des saxophones ! La rythmique s’accroche. La salle est ravie ! Un solo de piano très vif met Fabien à l’honneur. Les instrument rivalisent d’adresse et nous enchantent.

Une très remarquable soirée au Jazz club de Voiron qui nous attend l’an prochain, le 15 janvier pour une rencontre avec Maxime Prébet, jeune prodige du jazz.

Quant au David Sauzay Family Quartet, il enregistre ce mardi le CD qui nous a été proposé ce soir. Il est déjà en pré-vente sur https://www.davidsauzay.com/

 

 

Paul Morvan : batterie ; Hiroshi Murayana: piano ; David Sauzay : saxophones ténor et soprano, flûte ; Gabriel Sauzay : contrebasse

Ont collaboré à cette chronique :

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