(69) Rhône

18/12/2021 – Mario Stantchev présente « Monk and more » chez Lyon-Music

On célébrait en 2017 le centième anniversaire de la naissance de Thelonius Monk. Mario Stantchev fidèle parmi les fidèles aurait souhaité sortir un album dédié au maître. Il a du attendre 2019 pour le faire avec son « trio Bulgare » (Mario Stantchev: piano ; Dimitar Karamfilov: basse ; Hristo Yotsov: batterie).

Et ça donne l’album « Monk and more » qui sort en ce moment avec la complicité du label Ouch! Records.

Dans sa fiche Mario indique : « Dans mon projet Monk and More, je rends hommage à son génie. Sans l’imiter. Toute redite est inutile, et les vrais amateurs seront d’accord : on préfère écouter l’original plutôt que les suiveurs ! Mais je reste fidèle à ce qui a causé le choc d’autrefois : l’esprit de sa musique. J’essaie. Je ne suis pas sûr que Monk aurait aimé. Comme tout génie authentique, il était plongé dans le monde qu’il avait créé. Un monde qui, depuis, a inspiré beaucoup de musiciens. On rallume le flambeau avec son propre carburant. » (voir ici)

Ce soir il donne une version solo de ce projet dans les locaux de Lyon Music.

Monk jouait coiffé, toujours. Pour l’occasion Mario ne se dépare pas de son bonnet. Dissonances, accords bizarres sont au rendez-vous mais surtout une superbe réappropriation des principaux tubes de Monk.

Blue Monk ; Ugly Beauty ; Pannonica

Mario y met de la douceur, de la sensibilité mais aussi parfois une rugosité sauvage, les pieds dansent, on croit qu’il va tomber de son tabouret tellement il s’agite en jouant… mais l’équilibre est toujours présent.

Au passage il glisse deux de ses compositions Left hand et  Old and new blues, dans l’esprit du Maître.

Avant d’achever ce court set il invite son complice Lionel Martin pour un duo sur Bye-Ya, accélérations, décélérations, répliques, dialogues, improvisations, tension, croche-pieds, les deux s’amusent, Mario rigole et son œil pétille.

Final en solo sur l’indispensable et évident Round midnight bien arrosé à la sauce Stantchev qui nous en offre une version admirable à la fois respectueuse et très personnelle. Dommage que cette version ne figure pas sur le disque.

 

La vidéo de ce concert est disponible ici

Ont collaboré à cette chronique :

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