(38) IsèreMC2

22/06/2021 – Vincent Peirani & Emile Parisien à la MC2 (Grenoble)

C’est bel et bien un voyage interstellaire sur les terres du tango, que Emile Parisien, saxophone soprano, et Vincent Peirani, accordéon, nous ont offert ce soir à Grenoble.

L’intro accordéon de Vincent Peirani pose l’histoire, ce rythme pour un tango de concert,  Emile Parisien joue de son corps et de son instrument.  L’histoire commence.

Ils démarrent avec Temptation  suivi d’un meddley d’Astor Piazolla.

 

Pour Deus Stango, les doigts agiles courent sur les touches nacrées de l’accordéon et le sax soprano reprend à son tour le galop des notes. C’est puissant. Quel accord entre ces deux musiciens !

Ils nous emmènent là où ils le souhaitent, là où le tango claque, roule et se coule en nous.

Puis c’est Nouschka joué trois fois depuis 2019, Emile Parisien nous le précise, une composition de Vincent Peirani, elle aussi issue de l’album « Abrazo. »

Pour The Crave, c’est la complicité du retour sur la scène de ces deux musiciens avec une virtuosité inouïe qui s’offre à nous. Cette composition du pianiste et chef d’orchestre américain Jelly Roll Morton, est revisitée tango et se termine en un son jazz, swing.  

Et c’est si bon de vivre cela après tout ces jours vides de son. 

 

Vincent Peirani nous annonce un dernier morceau, de Tomás Gubitsch pour un tango électrique et rock nous précise-il et la gestuelle d’Emile Parisien donne du sens, comme le claquement des doigts sur l’accordéon. A ce final, s’ajoute aussi le morceau A bebemos los vientos, tango latino.

Le public ne s’ y trompe pas et laisse finir les compositions jusqu’au dernières notes.

 

Au rappel, merci nous dit Emile mais c’est nous qui leur disons merci pour cette soirée !

A Vincent Peirani, pied nus au sol et son accordéon, merci ! Et à Emile Parisien, et pour le son de son sax viva, merci ! Abrazo.

Ont collaboré à cette chronique :

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