(69) RhôneLa Chambre Noire

15/01/2022 – Trio Bozetto/Bost/Paronykian à la Chambre Noire (Lyon 5ème)

Où l’on retrouve  à nouveau La Chambre Noire, qui succède au Jazz Club Saint Georges (voir ici la chronique du 7 janvier de Jean-Pierre Jacquot).
Une autre démarche. La nouvelle équipe veut ouvrir le lieu à plusieurs expressions artistiques et proposer de la convivialité au rez-de-chaussée avec des planches vraiment délicieuses et des boissons de qualité voire faites maison.

La programmation n’est encore complètement établie, c’est tout frais. Alors Xavier Bozetto en complice vient proposer ses formations. Ce soir il a demandé au saxophoniste Antoine Bost et au percussionniste Armen Paronykian (qui délaisse son vibraphone pour un cajon) de partager la scène.

« Il faut toujours jouer un blues dans un concert de jazz » … sinon ça porte malheur nous explique Xavier Bozetto. Alors autant s’en exonérer d’entrée de jeu. Ce qui est fait avec Now is the time de Charlie Parker.

En tout cas c’est le temps de tout filmer pour un couple assis au premier rang, pieds sur la scène, qui ne lâchera pas ses smartphones de toute la soirée sans se soucier de savoir si cela pouvait gêner les personnes derrière. Quel drôle de monde !

On bascule ensuite de l’autre côté de l’Atlantique avec O grande amor de Antônio Carlos Jobim, bossa qui permet au joli sax ténor d’Antoine Bost de briller.

De son côté Xavier est toujours aux prises avec sa drôle de guitare à sept cordes et aux frettes non parallèles. Une création du luthier Paulo Oliveira dans l’Ain. Un mix de guitare et de basse aux possibilités très efficaces.

Arrive une délicieuse ballade composée par Antoine en l’honneur de ses deux fils Enzo et Léo, intitulée Zenlo.

Une autre composition mais de Xavier, Voie nouvelle une sorte de biguine-calypso propre à nous rappeler des temps estivaux très loin d’ici et qui réchauffe bien une salle encore un peu fraîche.

Une version très rythmée des Feuilles mortes nous replonge dans l’univers des standards intemporels. Antoine et Xavier alternent de jolis chorus et quelques citations.

Plutonium une autre composition d’Antoine prend des airs de tango nonchalant et nous laisse encore apprécier la beauté de son son au ténor. Xavier quant à lui la fait glisser en valse avec quelques accords de Sous les ponts de Paris. Le truc est assez ouvert.

Le premier set s’achève avec un autre ultra-standard Cantaloupe Island d’Herbie.

Après un trop longue pause le concert reprend.

Un autre blues, une composition de Xavier Blues for Pat. Ce dernier, un des premiers malades du Covid … va très bien maintenant. Ouf !

Avec Don’t worry be happy, le trio réussit même à faire chanter la salle spontanément.

Suit un autre standard How deep is the ocean, interprété avec délicatesse par un Antoine au soprano ici.

Cette seconde partie s’achève sur une composition de Xavier, Route 99 qui est ici jouée en mode bossa.

Et puis le trio invite une chanteuse qui va reprendre une chanson de Sinatra. Nos deux cameramen posent enfin leurs smartphones … et vont danser au fond de la scène. Aïe … j’ai dû partir.

Ont collaboré à cette chronique :

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