(69) Rhône

04/02/2022 – The Amazing Keystone Big Band à Colombier Saugnieu

Ce soir The Amazing Keystone Big Band nous propose son hommage à l’une des plus grandes chanteuses de jazz : « We love Ella ».

 

Le set démarre sur les chapeaux de roue avec un instrumental qui ronfle sérieux : Stompin’ at the Savoy créé par Chick Webb le tout premier a avoir engagé la jeune Ella Fitzgerald, avec un premier chorus de Kenny Jeannet.

Arrive la chanteuse Célia Kameni très attendue par une salle toute acquise à sa cause. Et ça sera The gentleman is a dope et un chorus d’Adrien Sanchez au sax ténor.

Suit un A tisket a tasket LE premier tube d’Ella (en 1938 !) sur un mode enjoué et festif façon New Orleans.

On retrouve I got rythm de Gershwin sur un arrangement de Jon Boutellier, absent ce soir. David Enhco en profite pour nous lâcher un scoop : le prochain répertoire du band s’articulera autour de ce compositeur.

Monsieur lapin blanc est un morceau (rapide) du nouveau répertoire consacré à « Alice au pays des merveilles », et quand il nous est dit rapide c’est plutôt « speedy » et les trois remplaçants de ce soir Christophe Lincontang*, Adrien Sanchez et Aurélien Joly vont subir un baptême du chronomètre qui les mettra à l’abri de toutes les autres épreuves, sur ce, Thibaut François à la guitare n’est pas en reste non plus.

On calme la cadence avec un duo Célia Kameni et Fred Nardin sur My man is gone now, toujours de George Gershwin.

It ain’t necessary so est magnifiquement mis en relief et par Célia et un chorus de Pierre Desassis.

Retour à Gershwin avec l’incontournable Summertime sur >un arrangement très original de Bastien Ballaz entamé aux trompettes et trombones bouchés, puis (enfin) un chorus de Thibaut François.

On approche de la fin du concert et Fred Nardin s’attaque à un morceau de bravoure avec Sometimes I’m happy et ses changements de tempo fulgurants lors de la longue introduction solo.

Le rappel se fera sur une version intense et personnelle de Cry me a river où Célia va chercher très profondément pour nous livrer SA version,

Second rappel avec Blues in the night de la B.O. de Harlem nocturne.

Petite salle mais un public chaleureux et connaisseur. Des musiciens hors pair. Un cocktail gagnant pour une soirée réussie.

 

*c’est la première défection en douze ans de Patrick Maradan.

Ont collaboré à cette chronique :

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