(38) IsèreVoiron Jazz Festival

18/03/2022 – Bloom au Théâtre de l’Arbre en scène à La Murette pour le Voiron Jazz festival

Bloom, un trio vocal féminin soutenu par un duo rythmique masculin, composé d’une contrebasse et d’une batterie. « La polyphonie nous unit » me déclara Melina Tobiana, la mezzo du groupe. Pas d’influences rigides, ou de cadre établi, mais un choix éclectique d’inspirations personnelles, qui les conduisent à composer chacune, guidées par le plaisir des voix.

Jazz, World, Soul, Swing, sont les voies qu’elles empruntent, accompagnées d’une quatrième voix, la contrebasse qui vient scander et rythmer ses cordes, subtilement. La batterie se fit discrète.

Trois fleurs en effet, « Bloom » ne veut il pas dire « floraison » en anglais !

Le concert démarre comme un bouton de fleur par Make me dance composé par Mélina Tobiana. Laurence Ilous et Léa Castro viennent l’accompagner en contrepoint à la manière des Manhattan Transfer.

Elles mélangent compositions personnelles (les trois composent) ; standards éprouvés et reprises comme Shape of my heart de Sting. La set list est essentiellement composée de leur magnifique album « #1 (Diese 1) ». Pas un bémol dans la justesse des voix et l’inventivité des arrangements concoctés par leur compère Antoine Delprat.

Le multi-son à l’unisson.

Vibration est le maître mot qui vient spontanément à l’esprit avec le quintet. Leurs compositions se succèdent comme Baby, baby, baby, ballade d’une fille délaissée, compo de Laurence, Shadow & fog, jusqu’au Drinkin or Drivin de Léa qui met le public en joie avec ces skats à trois voix, un swing joyeux qui emporte l’adhésion unanime. Les structures carrées et les sonorités flamboyantes des Double Six me reviennent spontanément à l’esprit avec ce #1 (Dièse 1) de Laurence. Puis viennent les réinterprétations créatives de Crazy d’Ornette, le Canto de Ossanha de Baden Powell et Vinicius de Moraes et les vibrants hommages à Aretha Franklin, I won’t be long, dans lequel Mélina excelle et démontre son magnifique registre dans cette allégresse gospélienne. Lui succède celui à Abbey Lincoln avec Throw it away.

Le Don’t cry for Louie de Vaya Con dios soulève la salle et emporte son enthousiasme communicatif.

Le rappel avec le yukulélé esseulé sur la scène dont s’empare Laurence pour stay just a little bit des the Do. Et puis surprise, lors du salut, une reprise a capella par les cinq interprètes du célèbre This little light of mine, I’m gonna let it shine, message de paix et d’espoir en ces temps troublés.

 

 

 

Le line up :

  • Melina Tobiana, la diva mezzo
  • Laurence Ilous, l’impertinente espiègle soprano
  • Léa Castro, la pétillante soprano
  • Arthur Henn, la contrebasse démonstrative
  • Damien Françon, la batterie discrète

 

Ont collaboré à cette chronique :

X