(69) RhôneLa Clef de Voute

26/03/2022 – Hervé Salamone & Wilhelm Coppey Duo à La Clef de Voûte

Que voilà un duo intrigant. Piano et trompette on ne voit pas cela tous les jours, Wilhelm Coppey et Hervé Salamone. Ces deux-là nous les connaissons bien. Séparément voire ensemble au sein de plus grandes formations. Mais à deux, c’est une première.

Ils sortent ce soir leur premier album en duo « Love2Swing ». Un petit bijou avec sept de leur compositions sur les neuf titres.

Ils ont développé un répertoire genre mainstream qui va du ragtime, au boogie en passant par le bop. Très classique mais superbement interprété.

Le piano montre la voie, la trompette s’imbrique dans les thèmes. Chacun se scrute, on le voit bien aux petits sourires en coin de Wilhelm.

Deux magnifiques instrumentistes qui s’apprécient et partagent.

On découvre une de leurs premières compositions Ellis & Wynton « For love of swing » en hommage aux plus illustres des Marsalis qui ont  pratiqué cette forme de duo. Mais on ne peut s’empêcher de penser aux nombreux enregistrements de Louis Armstrong avec le Duke.

Et le concert de poursuit sur ce mode plaisant d’un aimable discours entre deux amis et complices.

Avec Overfly on atteint des sommets, la note finale est tenue avec une justesse impressionnante.

On poursuit avec un registre plus gai et Smilin’every morning, une sorte de mantra qui anime Hervé.

Sur Love Your spell is everywhere, Hervé Salamone devient crooner et nous charme

Pour enrichir ce set les complices puisent dans le Great American Song Book avec ce standard  You’re my everything.

Bourbon Street Parade, est un thème enjoué comme le laisse présager son nom.

Le dernier morceau est Spring Yaoundé de Wynton Marsalis, un morceau «  plus intellectuel « et aussi un morceau de bravoure à la trompette dans le petit jeu.

 

Le rappel se fera sur un Cherokee plutôt rare en duo.

 

Nous avons passé un superbe moment de connivence et de belle et bonne musique.

 

NB : les pizzas proposées par le lieu sont excellentes.

Ont collaboré à cette chronique :

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