(38) Isère

30/04/2022 – Les vingt ans du Alzy Trio au Musée dauphinois de Grenoble

Il y a quatre cents ans, Grenoble se dotait d’un monastère sur les hauteurs de l’Isère avec cloître et chapelle baroque.

Il y a vingt ans trois amis amoureux de la guitare et du jazz, ont concrétisé cette passion en formant un trio qu’il ont baptisé Alzy Trio.

Ce soir, 30 avril, c’est le jour de l’International Jazz Day.

Tout est réuni pour fêter ça, et c’est dans les jardins et la chapelle de ce qui est devenu le Musée dauphinois, que notre trio a fêté ses vingt ans.

Soirée placée sous le signe de la convivialité, de l’amitié et de la musique. Une centaine d’invités, dont le beau temps, amis de Pascal Kober le bassiste aux cordes rouge cette fois, Thierry Rampillon et Christian Sanchez les guitaristes acoustiques, ont goûté au plaisir de se retrouver sous la glycine surplombant le plus vieux quartier de Grenoble, et de savourer le boire et le manger que chacun avait apporté. Chaleur humaine et convivialité assurées !

Déguster une tarte par ci un vin par là, ne suffit pas à faire la symbiose ; pour ça il faut la musique, et elle a été magnifiquement servie à l’occasion de deux concerts donnés dans la chapelle baroque  par le  Alzy Trio et des amis musiciens invités à partager la scène avec eux.

Fidèle à sa passion pour la bossa nova, le jazz, le blues, la chanson française ou américaine (lire la chronique du concert du 3 février 2022 au Jazz club de Grenoble)  Alzy a donné ce soir une autre dimension à son répertoire, grâce à la collaboration d’autres excellents musiciens qui ont nourri de leur talent complémentaire, les pièces interprétées. Musiciens rencontrés au fil de ces vingt années, tels les pianistes François Bodeau et Pierre Bigorgne, les guitaristes et bassistes Dominique Sanfourche et Thibault Loisel, le batteur Sauveur Origlio, le saxophoniste Alain Maffet, le guitariste chanteur Serge Largillier.

Je retiendrai cependant le trompettiste Hervé Denis, entre autre musicien du Micromégas dirigé par le pianiste François Raulin, dont la puissance de son instrument faisait singulièrement échos au décor baroque de la chapelle et le percussionniste Peter Wendling, qui, avec sa batterie de percussions faites de cajon, wood block, shaker et autre cloche, a donné une palette de sons enrichissante.

Je retiendrai enfin mon collègue chroniqueur Eric Torlini, qui avec sa guitare, a également contribué à nourrir ces concerts. Il va prendre maintenant son crayon et continuer cette chronique que nous avons décidé de faire à quatre mains.

 

Merci Chantal. Je prends donc le relais de cette chronique qui est un peu particulière pour moi, car j’ai eu la chance de vivre de l’intérieur ce concert, réunion d’amis de longue date autour de standards si bien nommés, standards qui sont tellement ancrés en nous qu’ils contiennent un peu de notre histoire.

Pascal, Christian et Thierry, trois copains, seize cordes qui vibrent pour partager leur passion et passer de bons moments avec les potes.

Comme ces trois compères, les musiciens réunis hier soir sont presque tous amateurs, mais ils sont tous amoureux de la musique. Le public a profité de chaque moment, comme on le fait avec de vieux amis en se racontant les bêtises de notre jeunesse, les quatre cent coups inavouables que seuls les vrais potes peuvent comprendre. Et qu’est-ce que c’est bon !

On a donc profité pleinement du moment, confortablement installés au milieu des dorures et des enluminures de cette chapelle magnifique, assis ou sur scène.

La soirée est passée trop vite et on se retrouve tous sur scène à chanter et jouer un « happy birthday Alzy ». et puis, on s’embrasse en se disant que ce serait cool de faire les trente ans d’Alzy avec les vieux potes et on pourrait rejouer ensemble et se raconter les souvenirs des fois précédentes.

Alors, rendez-vous en 2032, pour les trente ans d’Alzy !

Ont collaboré à cette chronique :

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