(38) IsèreVoiron Jazz Festival

01/04/2022 – Malcolm Potter « Voice & Wood » Quartet à Saint-Etienne-de-Crossey pour le Voiron Festival Jazz

Le dynamique service Culture de Saint-Etienne-de-Crossey nous a concocté pour ce soir un petit bijou présentant le groupe Chant de la Maison Pour Tous puis Malcolm Potter « Voice & Wood » Quartet, rien que ça!

 

En première partie, six musiciens (deux basses, une guitare électrique, une batterie et un chanteur) nous ont démontré leur savoir-faire sur deux morceaux vifs, entraînants, Money Can’t Buy Me Love des Beatles, puis Pas de Boogie Woogie d’ Eddy Mitchell. La tension des débutants est palpable, mais quel rythme, quelle bonne humeur, voilà qui commence bien!

 

En deuxième partie, Malcolm, debout devant le grand rideau noir dresse une guitare blanche. Quelques fumées évoquent le feu de bois de la tribu indienne pour No Scalp Today. Le murmure lent des paroles scandé par les pincements de contrebasse nous transportent.

Le quartet s’est installé et entonne des compositions rythmées, aux paroles scandées. Des soli de piano vivants accompagne la voix chaude et résonnante de Malcolm s’accompagnant de la contrebasse.

Andy Barron, au regard espiègle et heureux, à la batterie coopère avec Christophe Blond aux claviers, très vifs. Sur Her Song, la voix de Malcolm fait merveille : tendresse, plaisir, douceur.

Mais on danse aussi sur Don’t you Dare. La contrebasse gronde, le clavier virevolte. Ça swingue! La voix s’envole avec la contrebasse, avec délectation, sans limite.

Un délicat solo au clavier introduit La Vie en Rose. La batterie reste calme, la guitare chantonne, la contrebasse, grave, s’unit à la voix tendre de Malcolm, concentré, les yeux fermés, immergé dans la mélodie.

En ces temps tragiques, Malcom s’inquiète dans Through My Daughter’s Eyes : tendresse, gravité puis colère dans sa voix.

On apprécie aussi la vivacité des baguettes sur les cymbales, la voix chaude, profonde, vive qui part en envolées pour Meaningless Odyssey.

Suivra une clameur émouvante pour Roxanne de Sting. Dan Dumon nous séduit dans un solo vibrant de guitare puis la batterie, exubérante, accompagne le chant.

Des vibrations positives nous submergent et on tape des mains sur We Can Dance. Les lumières colorées donnent une ambiance de boîte de nuit. Déhanchements, le clavier se lâche ! On poursuit avec Pay and Pay, fougueux, plein d’énergie, la batterie et la voix éclatent !

Pour le premier rappel, car il y en aura plusieurs, un solo voix-contrebasse attendrissant introduit Isn’t She Lovely de Stevie Wonder puis l’ensemble, vivant, l’entoure. Malcolm s’amuse, tapotant son instrument.

Pour le second rappel, la voix de crooner fait merveille sur What a Wonderful World immortalisé par Louis Armstrong. Les balais glissent sur les cymbales, la guitare, poignante, égrène ses notes. Le quartet reprend la mélodie avec joie sous les applaudissements.

On en redemande ! Ce sera I Love You Madley (Je vous aime follement) pour remercier le public qui a rempli la salle un 1er avril bien enneigé.

 

 

Musique à la Maison pour Tous: https://mpt-crossey.fr/musique/

« La musique est un espace de liberté, d’émotion de partage. Elle entre réellement en résonance avec notre cœur »

Line-up : Andy Barron : batterie ; Christophe Blond : claviers ; Dan Dumon : guitare ; Malcolm Potter : chant, contrebasse, composition.

Sans oublier ceux que Malcolm a remercié plusieurs fois : Hakim Nekikeche au son et Jean Orlando & Emmanuel Dufour aux éclairage et backline.

Ont collaboré à cette chronique :

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