(74) Haute SavoieLac in Blue

06/04/2022 – Giovanni Mirabassi & Guillaume Perret Quartet au Château d’Annecy pour Lac in Blue

Pour cette ouverture de la sixième édition de Lac in Blue (qui aurait dû être la huitième …) nous nous retrouvons dans la magnifique grande salle (11 x 25 m) du Musée-Château d’Annecy. Il semblerait que le Jazz Club Club d’Annecy en ait désormais les clés puisqu’il y organise deux soirées en juillet, dans la cour.

Ce soir l’attrait de la nouveauté a guidé nos pas et ceux de plusieurs centaines d’amateurs : d’après Jean-Francois Gojon, le président du Jazz Club d’Annecy qui organise cette soirée, il s’agirait d’une première représentation en public de cette nouvelle formation.

En effet, le pianiste Giovanni Mirabassi a eu l’idée de créer ce quartet en invitant le saxophoniste Guillaume Perret à priori plutôt éloigné de son univers de pianiste.

Groupe jeune dont les compositions n’ont pas encore toutes un nom.

Le premier titre est provisoirement présenté comme numéro 2. Il est laissé à Lukmil Perez le soin de prendre les devants avec pour l’entamer un chorus de batterie très varié et précis.

La ballade qui suit, toute en grâce et finesse, s’intitulerait Cinquante toumo (?).

Le quatrième larron est le jeune contrebassiste Clément Daldosso qui a toute la confiance de Giovanni et c’est mérité.

Quand il ne joue pas, Guillaume Perret esquisse quelques pas de danse en rythme et encourage ses partenaires. On le retrouve ici avec son seul sax ténor sans effet ni lumière rouge, ça change. Mais le Chambérien est avant tout un saxophoniste de jazz à la formation solide (il est entre autres passé par le C.R.R. d’Annecy) et nous le prouve tout en conservant son style vif et chaloupé.

Suit une composition en hommage à Fred Hersch Red for Fred un clin d’œil à Freddie Hubbard.

The Swan and the storm est une ballade qui donne aussi son nom à l’album à venir (encore faut-il passer en studio). Guillaume n’hésite pas -tout en restant dans le tempo lent- à nous offrir des trilles très haut perchées dont il a le secret.

Et sur le morceau suivant il prend un long chorus et encourage ses accompagnateurs à « faire tourner » car il a des choses à nous dire et son improvisation est magnifique et dense. Giovanni lâche le morceau et apprécie tout sourire, Guillaume se retrouve en duo avec Lukmil Perez qui le pousse dans ses retranchements. Superbe !

Dernier morceau sur Getting nasty, un « truc compliqué » nous indique Giovanni … et ce n’est pas faux.

Le public applaudit chaleureusement et obtient un rappel sur … le chant des partisans (on se souvient que Giovanni avait sorti un album « Out of Tracks » en 2009 qui étonnamment reprenait ce chant). Giovanni nous dira plus tard, en aparté, que le moment est venu de penser à l’héroïsme dont peuvent faire preuve des nations.

Ont collaboré à cette chronique :

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