(38) IsèreJazz en Bièvre

06/05/2022 – Uriel Herman à Primarette pour Jazz en Bièvre

L’association Jazz en Bièvre a organisé ce concert avec l’aide de la municipalité et de nombreux bénévoles. Elle intervient également en milieu scolaire pour faire connaître le jazz et propose ses services aux municipalités de la région.

Elle nous présente ce soir un musicien israélien virtuose, Uriel Hurman qui, bien que de formation classique,  mélange ces influences avec le jazz, le rock, la musique sud-américaine et ses propres traditions culturelles.

Avec une grande concentration, Uriel s’installe, seul. Très vite les notes sonnent, vibrent, s’envolent. La main droite, vivante, virevolte et rejoint la main gauche. Il semble qu’elles se parlent. Ce morceau hébreu, Hayu Leylot, extrait de son dernier album « Face To Face », apporte calme et préciosité.

Uriel a découvert la jungle au Costa Rica et y a fait une expérience chamanique. « Que chacun ferme les yeux et se laisse aller avec amour. » L’éclairage se fait discret sur scène. Quelques notes aiguës se détachent dans une mélodie radieuse. Le rythme s’accélère, les pieds tapent le sol puis une rengaine gronde. Elle court, elle court, elle s’enfuit puis s’arrête brutalement.

« Maintenant, je joue avec le cœur. » pour le Prélude N0 4 de Chopin.

La deuxième partie commence avec un nouveau morceau Jérusalem où il est né. Il imagine les rues telles qu’elles étaient là où il a grandi, une ville tiraillée de toutes parts.

Un de ses favoris, et c’est du jazz ! Luiza de Carlos Jobim. Mélodie, tendresse, exubérance. Nous sommes conquis !

Du rock maintenant avec Polly de Nirvana. Célérité des doigts sur le clavier et grande douceur. Les notes ruissellent…

Une berceuse qu’il a jouée pour son bébé né récemment : Lullaby de Brahms. Nous sommes sous le charme.

Les applaudissements crépitent ! Il y aura deux rappels. Uriel ne cache pas son plaisir. Tout au long de la soirée, il a émis de sincères remerciements à son public qu’il était si heureux de retrouver.

C’était un plaisir partagé avec toute la salle. Merci!

Merci à Catherine Roc pour ses illustrations.

Ont collaboré à cette chronique :

X