(38) IsèreJazz Club de Grenoble

12/05/2022 – Sarab au Jazz Club de Grenoble

J’ai découvert le groupe Sarab en août dernier au Festival de jazz de Buis-les-Baronnies « Parfum de jazz » . Subjuguée par leur concert je ne voulais pas rater celui-ci.

Je les ai donc retrouvés tous les six, épanouis, plus que jamais en fusion avec leur créations musicales si originales, faites de diversité et de métissage.

La voix chaude et méditerranéenne de Climène Zarkan, séduit d’emblée. Elle chante en arabe moyen-oriental, parfois en français, des chants traditionnels revisités ou leurs propres compositions.

La bi-culturalité de Climène et sa solide formation musicale, l’ont entraînée dans des aventures  musicales variées, dont Sarab qui signifie « mirage » à laquelle se sont joints le tromboniste Robinson Khoury et le pianiste Thibault Gomez qui accompagnent aussi au chant, le  guitariste Baptiste Ferrandis, son complice de longue date, le bassiste Timothée Robert et le batteur Paul Berne,

Avec leur talent et leur enthousiasme ils font se rencontrer l’insolence du jazz moderne, l’énergie du rock et la richesse des chants traditionnels orientaux. Leur musique est enivrante, parfois message politique comme Collapse : « Pourquoi ne prend-on pas soin de notre terre ? »  ou « l’incapacité d’aider son pays en guerre ».

L’amour y a aussi sa place : « Ce n’est pas de ta faute ; mais pourquoi ton absence dure aussi longtemps ? » De même que la nostalgie et l’idée que l’on se fait de la nuit orientale.

Robinson, le tromboniste est incroyable, son registre est immense : finesse et force. Thibault le pianiste, une main sur le piano et l’autre sur le Fender Rhodes complexifie son jeu ; tout comme Baptiste le guitariste à la gestuelle du rockeur faisant sortir de son instrument des sons étranges et inhabituels.

Thimothée le bassiste et Paul le batteur apportent ce qu’il faut de précision et de groove pour parfaire l’ensemble.    

Tonitruante ou douce, la musique de Sarab est riche,  jouant la carte du contraste entre la puissance instrumentale et la délicatesse du chant de Climène.

Qui aurait imaginer que le public du Jazz club se lèverait en fin de concert pour danser au son des rythmes de Sarab ?

Ce n’était pourtant pas un mirage !

Ont collaboré à cette chronique :

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