(69) RhôneHot Club

28/05/2022 – Rose Betty Klub fête ses 10 ans au Hot-Club de Lyon

Happy birthday Betty !

Le groupe montpelliérain fête son dixième anniversaire. L’effectif a fluctué. Ne comptez pas sur moi pour dévoiler leurs véritables patronymes comme le fait le dynamique et facétieux, Barnabé, présentateur du Hot Club devant une salle copieusement remplie !

À jardin, tout sourire, Stella Brown, élégamment vêtue de noir s’installe au piano. Chaussures cirées, pantalon et chemise pour les garçons ! Clyde « Mojo » Jones s’ empare de sa contrebasse.  Scott « Hi Hat » Jenkins prend possession de la batterie. Devant lui, à cour,  Johnny Mustang branche sa guitare. Au centre, robe bustier fleurie en satin, boucles d’oreilles et bagues noires, fleurs noires et blanches élégamment piquées dans son chignon, rouge à lèvres et vernis à ongles rouge carmin, Bett Betty prononce quelques mots de bienvenue… 

C’est parti pour le premier set. I Hate You nous place d’entrée dans l’univers rétro du quintet… Mais ce n’est pas nous qu’elle déteste ! All I’ve Got et Shine On Harvest Moon rendent hommage à Betty Carter que Bett Betty a découverte tardivement. Ça chauffe au Hot ! Le swing délicat de Beautiful Love résonne sous sa voûte. Johnny se joint à Bett pour chanter Side by Side. Cole Porter est à l’honneur avec It Ain’t Necessarely So. Chanson composée pour leur ancienne bassiste, le blues Bridget nous emmène dans le monde du patinage artistique…  Dédiée à George Benson, la version de Stormy Weather ne manque pas de panache ! Chantée par Bett et Johnny, c’est Takes Two To Tango, chanson immortalisée par Betty Carter et Ray Charles qui conclut la première partie.

Pour accueillir les retardataires de l’entracte et régaler ceux qui sont déjà assis, la joyeuse équipe languedocienne  nous offre un « jingle de retour sur scène » en scat qui se conclut par un « Viens, lache le bar ! ». If Dreams Come True marque le retour du swing sur la scène du club lyonnais. « Blues girl-power », Minnie Minnie précède Johnny Mustang, « un peu de rock’roll », écrite pour le fidèle guitariste du groupe.  Drown In My Own Tears, ravive la poignante mémoire de Dinah Washington. That Mellow Saxophone, pur moment de rock’n roll, s’en passe allègrement ! Ambiance boogie-woogie quand arrive un copieux Cocodildudi où le groupe et le public donnent de la voix. Un puissant Summertime nous parvient avant que le rhythm’n blues d’ I’Ve Got a Feeling ne mette un terme (provisoire) au concert. On se dit au revoir après Better Beware !

Chaude ambiance pendant deux heures en compagnie d’un groupe tonique, souriant, convivial, plein d’humour, un brin rétro, au répertoire varié, très en place. Qu’il est difficile de rester assis devant tant d’énergie offerte ! Que la scène du Hot paraissait exigüe pour la mutine chanteuse, la fée clochette tatouée sur son mollet gauche n’ayant cessé de virevolter sur des pas de charleston, de twist ou de boogie-woogie…

Pour celles et ceux qui n’ont pas descendu les escaliers de la rue Lanterne, ce dernier samedi de mai, il ne vous reste que les yeux pour pleurer… ou les oreilles pour écouter leurs trois albums : Good, Bleu et Mademoiselle… 

Ont collaboré à cette chronique :

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