(69) RhôneHot Club

18/06/2022 – Big Band Hot Club Generations au Hot Club de Lyon

C’est un pari un peu fou que d’aller assister à un concert de jazz dans un caveau quand il fait plus de trente-six degrés dehors et qu’en plus il s’agit d’un big band de dix sept musiciens, qui ont forcément des amis qui seront là aussi !

Pré-bilan : un Hot Club de Lyon plein comme un œuf pour ce rare concert du Big Band Hot Club Generations  un projet initié par Philippe Maniez en 2019 et qui clôt la saison 2021-2022 du Hot Club de Lyon.

Le concert débute par un blues de plus classique Blues 3600Zacharie Canut prend le premier solo au sax ténor et Thibaud Saby au piano.

Once upon a Thames est une des deux compositions de Victor Maisonneuve qui est au sax baryton. C’est résolument moderne et magnifiquement arrangé. Un solo de Antoine Perret à la trompette.

In this together est un hymne à l’unisson avec une intro de Thibaud Saby jusque là très présent. Une ballade sucrée avec un chorus de Grégory Sallet à l’alto.

Terrareform tient son sujet du principe de la terraformation de planètes étrangères avec ici l’idée de rendre notre Gaia de nouveau vivable et viable. Une ode à la vie, de l’énergie, un duo de ténors avec Zacharie Canut et Lisa Bertrand une toute jeune musicienne.

Sur Still All Crazy after all this years de Paul Simon, Philippe Maniez invite Éric Maniez son grand frère au chant. Belle performance.

Get along de Electric Youth (« in groupe qui fait de la disco des années 80 de nos jours ») achève le premier set. C’est Maxime Thomy qui assure le chorus au sax soprano.

 

Après une pause méritée pour aérer la fournaise du Hot le second set démarre avec une seconde composition de Victor Maisonneuve The infinite Line.

La composition de Philippe Maniez Salutations à Olivier Messiaen est inspirée d’une forme de concerto pour piano que le maître aurait pu composer. Thibaud Saby et Simon Girard (trombone) sont à l’œuvre.

Avec Portuguese on passe à un morceau composé par Kurt Rosenwinkel et qui est interprété au chant par Carina Salvado.

Interval song de Django Bates est une synthèse de tous les intervalles en solfège (tierces, quartes, quintes, sixtes , majeures, mineures, justes, augmentée ou diminuées et autre joyeusetés du genre) … et en plus c’est sympa à entendre ! Ici Philippe Maniez assure une grosse partie à la batterie et Odelson Laurent prend son premier chorus au trombone avec cette formation.

Changement de paysage et direction la Mongolie pour une reprise d’un traditionnel mongol sur un mode ballade. Patrick Maradan se distingue enfin avec sa contrebasse et Ysaura Merino fait entendre sa trompette.

La Berghain étude n1 a été composée en l’honneur de la boîte mythique de Berlin où tout est autorisé pour peu que l’on soit « sur la liste » (attention Sven Marquardt, le videur, est coriace). Un morceau complètement fou qui part dans tous les sens avec du synthé, du groove, un solo d’alto … une déraison que ne renieraient pas les Snarky Puppy. C’est festival de chorus : Thibaud Saby ; Ysaura Merino ; Jules Regard (trombone) ; Gregory Sallet et d’autres. Ça donne envie d’aller à Berlin !

Le public est « chaud bouillant » et applaudit à tout rompre.

Le rappel se fera sur Black Hole Sun une aimable ballade du groupe de rock Soudgarden.

 

Bilan : Nous avons eu chaud … mais que du bonheur ! Nos oreilles vont mieux après.

 

Les autres musiciens non cités dans la chronique

Rose Dehors : trombone

Vincent Labarre, Thierry Seneau : trompettes

Loan Buathier : guitare

Ont collaboré à cette chronique :

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