(38) IsèreJazz à Vienne

03/07/2022 – Marathon du jazz à Vienne

Pour cette édition le festival Jazz à Vienne propose un « Marathon du jazz » qui débute à 06h45 pour s’achever vers minuit. Tout se passe en ville avec des activités diverses allant du concert du lever du soleil Louise Jallu (voir ici), de la méditation, d’une sieste musicale, d’un atelier de jonglage,  de projections de films, d’une « Battle BD » (késako ?), d’un « Roller Disco » (re-késako ?), d’un concert du Carlos Cortes Bustamante cuarteto, d’un bal swing avec le Big Band du C.R.R. de Lyon dirigé par Bastien Ballaz & Swing Generator et le DJ Stomp Sohier, le tout accompagné de petit-déjeuners, d’un brunch.

 

A 09h00 au Club Frédéric Charbaut, co-directeur du festival Jazz à Saint-Gemain et programmateur à FIP et Elisabeth Petit-Lizop, psychopraticienne et enseignante associent leurs savoir-faire pour nous faire découvrir une approche de la pleine conscience en écoutant des morceaux choisis par Fred Charbaut (Liberetto de Lars Danielsson ; Champ d’honneur de Michel Portal ; El Matador de Don Pullen ; I‘m gonna leave you de Mélanie de Biasio ; Sweet Blasphemy de Dhafer Youssef ; Générique de Miles Davis). Pas que de la musique de relaxation  ou de sophrologie. Le Club est plongé dans la pénombre et Elisabeth Petit-Lizop distille ses conseils pour approcher de cet état. Cela passe par la posture, l’extinction des portables (évidemment) et la concentration sur la réception de la musique (entre autres). Un moment de calme dans ce monde de …

 

A 11h00 toujours au Club nous assistons à la projection en avant-première d’un documentaire réalisé par Patrick Savey « Il était une fois une note bleue dans un théâtre antique, la grande histoire du jazz à Vienne ». Jean-Paul Boutellier et Jean-Pierre Vignola n’ont de mots assez élogieux pour nous présenter ce documentaire. Le réalisateur nous explique en quelques mots sa démarche et les difficultés techniques rencontrées. Effectivement le résultat est bluffant. En un peu plus d’une heure et demie ce film retrace toute l’histoire du festival, ses protagonistes, les grandes figures qui y sont passées (Miles, Sarah Vaughn, Art Pepper et de très nombreux autres). Le montage est particulièrement  réussi, les images et le son parfaitement étalonnés. Une vraie réussite dont on sort chargé de belles émotions. Le documentaire passera du France 4 à la rentrée ainsi que sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. Nous vous tiendrons au courant.

 

Pendant ce temps là sur la scène de Cybèle la fanfare dijonnaise Ze Tribu Brass Band crée l’ambiance pour le déjeuner avec deux sets d’une musique … de fanfare.

 

Changement d’esprit avec un délicieux spectacle destiné aux jeunes oreilles et yeux « Bobby & moi » de la Compagnie POC. Frédéric Perant, le jongleur et acteur met en scène un dialogue virtuel entre lui et Bobby  McFerrin représenté par son album de 1984 « The voice ». Le vinyle est posé sur le tourne-disque et le spectacle débute. Les différents morceaux de la première face sont le support de numéros de jonglerie astucieux et frais. Un régal même pour les adultes.

Plus de deux cents personnes ont assisté de bout en bout à ce spectacle astucieux et bien fait.

 

 

Retour à la scène de Cybèle pour une « Battle BD ».

Le principe : un animateur pas mal doué coté tchatche, un DJ Bobby Love qui installe les ambiances sonores et deux dessinateurs Pic-Min et Matthy.

Le public propose des associations de mots, ou vient tracer des traits sur des feuilles blanches et les deux « adversaires » doivent composer avec cela en trois minutes. Le public vote pour son dessin préféré.

Matthy conservera son titre avec un score de 4-2.

Nous sommes TRÈS loin du jazz mais le show est sympa. La pluie s’invite juste à la fin de cette Battle.

 

On continue dans l’étrange avec cette Disco Roller Party qui voit la cours de l’Hôtel de ville de Vienne transformée en patinoire avec DJ à la terrasse et boule à facette et quelques pros qui évoluent parmi des néophytes. Ca vire à la fête à neuneu.

 

 

Pour le jazz il faudra encore attendre après le passage de l’excellent Carlos Cortes Bustamante Cuarteto qui nous arrive directement d’Andalousie. Musique superbe et bien interprétée et qui ravit le public. Mais nous sommes encore très loin du jazz.

 

20h30 en prévision du Bal Swing qui va suivre se met en place une initiation au Lindy Hop au Kiosque par l’équipe de Shall We Swing, l’école lyonnaise. Plusieurs dizaines de personnes y assistent. Ça va être chaud dans quelques minutes.

A 21h00 se met en place le « Bal swing » qui met à l’honneur le jazz qui se danse comme cela se faisait dans les ballrooms des années 20 à 40 où des big bands faisaient danser des dizaines voire centaines de couples. Le Lindy Hop et les danses associées reviennent bien à la mode ces dernières années et des écoles comme Shall we swing de Lyon font de plus en plus d’émules. Leurs profs feront une démonstration sur le « parquet » de Cybèle débarrassé de ses chaises.
Deux orchestres se relaieront tout d’abord le Big Band du C.R.R. de Lyon sous la direction de Bastien Ballaz. Cette formation va jouer des morceaux des annéees 30-40 spécialement dédiées à la danse. Nous entendrons plusieurs arrangements de Mary Lou Williams.
Pour leur permettre de se reposer un sextet du CR.R. de Lyon (Mathéo Ciesla: batterie ; Barthélémy Saouzanet: piano ; Dorian Janin: contrebasse ; Maxime Thomy: sax alto ; Jules Regard: trombone ; Charles Paillet: guitare) va prendre le relais.

Aux changements de plateau les danseurs de Shall we swing nous font une démonstration. Technique et grâce vont de paire.

Le sextet lui va reprendre des grands standards avec des arrangements propre à la danse (Sandu ; Satin Doll ; Shiny Stocking ; The days of wine and roses ; Mack the knife ; After you’re gone ; ….).
Quelque soit l’orchestre la piste est bondée. Cela fait plaisir à voir.

Voir la chronique de François Robin sur la soirée Lindy Hop du 10 juillet (voir ici)

Ont collaboré à cette chronique :

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