(69) Rhône

23/07/2022 – ]Fd’A 4tet[ joue des standards pour Tout L’monde Dehors

En cette période de disette jazzistique sur Lyon, le concert du ]Fd’A 4tet[ est le bienvenu. Le festival municipal Tout L’Monde Dehors chiche en jazz a programmé ce concert de jazz au cœur du grand parc de la mairie du 5ème. heureusement il y a de grands arbres qui prodiguent une ombre elle aussi bienvenue.

Deux particularités au concert du jour. Il est annoncé que des standards seront joués et dans le stock d’aérophones posés près de François Dumont d’Ayot on découvre un saxophone ténor. Cela est intrigant.

Le public arrive en famille et souvent avec des fauteuils pliants et se pose dans l’herbe si possible à l’ombre (car il fait encore bien chaud à Lyon) et se prépare à un concert en toute simplicité, les musiciens sont eux aussi posés à même le sol, pas tous à l’ombre.

En fait de standards le quartet jouera en alternance ses « standards » et ceux du Real Book ou qui auraient mérité d’en être.

Cela commence par Les Cyclamens, une petite « furiosité » florale interprétée au sax soprano.

Côté « vrais » standards nous serons gâtés avec Petite fleur dans une version « Brazil » de Tania Maria (Florzinha en  2000) ici François Dumont d’Ayot est à la flûte traversière. Même si on est bien loin de Sydney Bechet on retrouve ses petits. Take Five  joué quasi conventionnellement au sax alto droit. Saint Thomas de Sony Rollins joué par FdA  au sax ténor ce qui est rare chez lui. Rémi Mercier au clavier nous gratifie d’un beau chorus. La javanaise  que tout le monde reconnaît bien sûr. Chameleon pour rappeler Herbie Hancock vu il y quelques jours à Vienne. Caravan avec un longue intro au sax, très éloigné de la version du Duke. Et pour finir Blues march de Benny Golson immortalisé par les Jazz Messengers d’Art Blakey et en France qui fut le générique de la célèbre émission « Pour ceux qui aiment le jazz  » de Daniel Filipacchi et Frank Ténot  de 1955 à 1971 sur Europe n°1. Evidemment sur ce morceau Attilio Terlizzi se lâche à la batterie.

Sinon côté standards « maison » on entendra Sabayon St Jacques ; King-song un morceau « poilu » frais et enjoué au saxello ; Evanescence une jolie ballade ; Silky way ; Naïve Joke Gig et enfin L’Antidote. Morceaux habituellement joués par le quartet.

A la basse c’est Pascal Bonnet qui a assuré avec discrétion et efficacité tout du long.

Sur les derniers morceaux le groupe est rejoint par Alexandre Lussot au sax alto.

Avec tout ces morceaux le quartet nous a offert un concert généreux de près de deux heures avec un public qui a apprécié cette parenthèse musicale.

Ont collaboré à cette chronique :

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