(69) RhôneLes Nuits de Fourvière

24/07/2022 : Marcus Miller aux Nuits de Fourvière

21h45 après une première partie genre rock gnawa distillée par le groupe Bab’l Bluz arrive le quartet qui accompagne ce soir le nouveau venu du Théâtre Antique de Fourvière, Marcus Miller qui change donc de crèmerie.

Chaque occasion de voir Marcus Miller est celle de découvrir ou de retrouver des musiciens de talent dont il sait si bien s’entourer.

Intro avec une rythmique lourde et trompette scintillante (Russell Gunn, très attendu ce soir).

Le groove s’installe avec 3 DeucesDonald Hayes est très présent au sax alto à jardin, vite rejoint par l’excellent Russell Gunn à la trompette, qui n’est pas tombé de la dernière pluie et nous démontre l’étendue de sa palette. Le concert débute très bien. Place ensuite au patron qui avec le batteur Anwar Marshall pose le rythme.

De l’album « Laid black » (2018) on passe à Untamed où Russell Gunn prend un chorus à la façon de Miles, repris tout en douceur par Marcus. Donald Hayes revient pour un gros chorus en face à face avec le patron.

Changement d’album avec « Renaissance » (2012) et February.

On fera ainsi un tour au travers de la carrière du bassiste et de quelques uns de ses nombreux albums avec ou sans Miles.

Un premier hommage appuyé sera dédié à l’homme qui a « inventé la basse électrique fretless », avec Mr. Pastorius.

Pour un hommage au mentor Mile Davis, Russell Gunn a les coudées franches à la trompette bouchée sur une ballade au swing élégant.

Retour en 1971 et à la fusion avec Bitches brew avec un bel unisson entre sax et trompette. Puis Donald Hayes fait monter les enchères. Quel niveau !

Pour Gorée (Go Ray) de l’album Renaissance (2012) Marcus choisit la clarinette basse. Un morceau important pour lui, écrit après sa visite au mémorial de Gorée, celui de la « Grande traite négrière ».

Quand Marcus ne joue pas de la basse ou de la clarinette … il danse visiblement heureux d’arpenter cette nouvelle scène. Quel plaisir que de voir un musicien aussi épanoui sur scène.

Arrive enfin Tutu, THE TUBE qui a fait connaître Marcus à la terre entière en 1986. Une version écourtée histoire de dire qu’on l’a fait.

Rappel sur Come Together, déjà repris dans son album « Tales » de 1995, très apprécié du public enchaîné sur So what, puis enfin Jean-Pierre. Que du bon !

 

Pour finir une mention particulière pour les lumières où la fumée était bien dosée et a permis des « plans de feu » superbes.

 

 

  • Marcus Miller : basse
  • Russell Gunn : trompette
  • Julian Pollack : claviers
  • Donald Hayes : saxophone
  • Anwar Marshall : batterie

Ont collaboré à cette chronique :

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