(26) DrômeCrest Jazz Vocal

03/08/2022 – La conférence de Nicolas Béniès au Crest Jazz

Après la projection hier de « West Side Story » en guise d’apéritif, Nicolas Béniès entame son cycle sur la « Grosse Pomme » et constate que New York est en train de changer. L’après Covid marque un virage, une récession ?

Le bruissement de la ville s’amenuise, les lumières de Broadway ne brillent plus de mille feux.

Le jazz est un bon marqueur de l’évolution de la ville , de ses quartiers -car NYC n’est pas une mais plurielle-.

Les Portoricains vont amener le latin jazz dès les années trente.

La Mafia tient la ville, cf. les livres de Ray Celestin « Mafioso »

Remontons à la création du Cotton Club à Harlem au début des années 20. En 1926 le club auditionne pour recruter son orchestre. Duke Ellington est choisi (sur un malentendu) et y fait son entrée en janvier 1927 et va structurer son orchestre et son répertoire. Les noirs sur scène les blancs dans la salle.

Harlem devient « The place to be ».

Aller au nord de la 125ème rue est un véritable changement de monde.

Dans le même temps la radio se développe à partir de 1921 avec la première émission de radio diffusée depuis la Tour Eiffel. Il y aura des émissions en direct du Cotton Club avec devinez qui … Duke Ellington! Il devient une des références de la musique en live.

Le Cotton Club est « the place to be in the place to be ». Nous écoutons The Mooche, avec le trompettiste Bubber Miley qui augure du style « jungle » et un batteur plus important qu’il n’y parait Suivi par Sonny Greer, autre batteur du Duke.  Black Beauty (hommage à Florence Mills) est un des premiers piano solo du Duke en 1928. C’est à partir de cette date que le Duke prend de l’assurance et se lâche en solo.

Place à l’un des grands thèmes du Duke Black and Tan fantasy.

Owney Madden patron du Cotton Club débauche de façon musclée* Cab Calloway du Plantation pour remplacer Duke en alternance( nous écoutons Some of these days puis le tube Minnie The moocher sorti en 1931).

Un troisième orchestre s’impose au Cotton Club à cette époque celui de Jimmie Lunceford (« une main de fer … dans un gant de fer! » d’après ses musiciens). D’après Nicolas Béniès il représente la quintessence de l’ère swing. Nous écoutons Rythm is my business qui deviendra le générique du club puis For dancers only.

Le décor est planté. Le jazz c’est New York.

 

*: en faisant détruire le lieu !

 

 

Ont collaboré à cette chronique :

X