(26) DrômeCrest Jazz Vocal

03/08/2022 – Daniel Zimmermann au Crest Jazz

Cela fait plaisir de voir un Espace Soubeyran complet. Le public a bravé la canicule et se prépare à une roborative soirée de jazz Made in France.

L’affiche est très belle.

Le tromboniste Daniel Zimmermann que nous avions découvert ici-même il y a déjà un paquet d’années -aux côtés de son pote Thomas de Pourquery- revient avec son nouveau projet « L’homme a la tête de choux in Uruguay ». Inutile de préciser que cela tourne autour de Serge G.

Daniel Zimmermann est très clair là-dessus, il ne s’agit pas d’un hommage, ce n’est pas son genre, mais d’une relecture personnelle d’une infime fraction de l’œuvre d’une de ses idoles. 

Pour ce faire, il s’est entouré d’une équipe qu’il connait sur le bout de sa coulisse : Julien Charlet aux baguettes ; Pierre Durand à la six cordes et Jérôme Regard à la quatre cordes.

Daniel Zimmermann, visiblement heureux d’être ici, présente ses morceaux avec des annonces décalées, bien en rapport avec l’objet du concert.

 

Cela débute par L’homme a la tête de choux in Uruguay qui cite Melody Nelson, SS in Uruguay et encore L’homme à la tête de choux. Un drôle de melting-pot.

Il reprend ensuite à sa sauce un titre d’un album ancien de Gainsbourg : « Gainsbourg percussions » de 1966  réalisé avec des musiciens de l’Opéra de Lyon dont New York USA « emprunté » au percussionniste nigérian Babatunde Olatunji. Ce disque est considéré comme le premier disque de « world music » français. Même s’il allait piocher de ci-de là, Serge G. était un vrai précurseur. Julien Charlet est à la fête. Jérôme Regard joue tourné vers lui, les deux sont en osmose.

Ensuite Zimmermann revisite un morceau pour les « amoureux transis » (surement pas par le froid ce soir) : Les amours perdus.

Et on continue avec les histoires qui finissent mal et celle de Bonnie and Clyde adaptée pour le quartet avec des sonorités « subsahariennes voire sahéliennes », et un travail passionnant de Pierre Durand à la guitare.

Machins choses, reste une ballade osée même sans les paroles.

Et final sur J’ai des locataires yéyé encore une contraction de plusieurs morceaux de Gainsbourg ici joué sur un mode très rock !

Nous aurons droit à un rappel où Daniel Zimmermann pose le trombone et vient chanter Intoxicated man.

 

 

 

Daniel Zimmermann: trombone, arrangements ; Pierre Durand: guitare ; Jérôme Regard: basse ; Julien Charlet: batterie

Ont collaboré à cette chronique :

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