(26) DrômeCrest Jazz Vocal

05/08/2022 – La conférence de Nicolas Béniès au Crest Jazz

La conférence du jour débute par une évocation d’un autre fantôme de New York, d’un autre génie Art Tatum le musicien qui transforme le piano en instrument de percussion , instrument orchestral, et instrument harmonique.

Nous écoutons une version tatumisée de Tea for two en 1930. Tatum fut un maître adulé même par par des sommités classiques comme Samson François. (Écoute de Moonglow en 1940 en trio piano, guitare, contrebasse).

En 1939 le plongeur du club sur la 52eme où travaille Tatum est rien moins que le jeune Charlie Parker qui voulait s’approcher du Maître.

Passons maintenant sur la 57eme rue pour nous arrêter au Carnegie Hall (sponsorisé par Dale Carnegie magnat de l’acier)

Ce temple de la musique classique s’ouvre au jazz le 7 janvier 1938 avec l’orchestre du très controversé Benny Goodman (il y a des noirs ET des blancs dans son orchestre) Lui le juif blanc, son batteur Gene Krupa blanc sicilien donc pas tous « blanc blanc » se permettent d’accueillir des noirs dans leur orchestre. Le concert a lieu l’après-midi, Lester Young, Count Basie et d’autres fantômes viendront prêter main forte à Benny Goodman. Il a pu organiser cet événement grâce à John Hammond de la famille Vanderbuilt qui deviendra son beau-frère.

23/12/1938 : John Hammond se bat pour créer un spectacle intitulé from Spirituals to the swing. (Robert Johnson aurait dû en être la vedette . Manque de pot il fait empoisonner juste avant) nous écoutons Cavalcade Boogie avec Pete Johnson, Albert Hammons et Meade « Lux » Lewis

 

Autre fantôme James P. Johnson qui fut le maître de grands pianistes.

Lors de ce concert mythique on distinguera le saxophoniste Sydney Bechett. (Écoute Wawers)

 

John Hammond récidive le 24 décembre 1939 avec les orchestres de Benny Goodman et Count Basie et des pointures dont Lester Young ; Charlie Christian

 

Nous finissons avec Fats Waller et sa superbe composition The Jitterbug Waltz.

 

Nous continuerons à évoquer le Carnegie Hall avec notamment le concert du Duke avec sa suite Black, Brown and Beige en janvier 1943

 

Ont collaboré à cette chronique :

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