(74) Haute SavoieImperial Annecy Festival

16/08/2022 – Kim Richardson à l’Imperial Festival d’Annecy

C’est dans la grande salle de l’Europe que va se dérouler le quatrième concert jazz de la septième édition de l’Impérial Annecy Festival. La salle est bondée pour accueillir la vedette de cette soirée, Kim Richardson. Philippe Martel et Kristin Marion, programmateurs du festival jazz, l’ont rencontrée dans un club au Canada et depuis, en admiration devant cette chanteuse, ils ont prévu de la faire passer lors d’une soirée du festival. Avant d’entamer un carrière de chanteuse soliste, Kim Richardson fut choriste d’artistes prestigieux comme Céline Dion, Diane Dufresne, Garou, Stevie Wonder et beaucoup d’autres. Pour cette occasion elle sera accompagnée par Benoît Sourisse au piano Steinway, Marion Ruault à la contrebasse, Valentin Martel à la batterie et Hervé Meschinet de Richemond aux flûtes et au saxophone ténor. A la sonorisation nous avions Frédéric Bricard.

Le concert débute par Let The Good Time Roll ; en début du morceau, l’arrangement sonne comme si un big band jouait, un vrai plaisir. Puis c’est au tour de Kim Richardson de débuter le thème, la voix est puissante, parfaitement placée et swingue naturellement. Dès le départ le public frappe des mains, le chant s’inscrit parfaitement dans l’orchestration. Hervé Meschinet (pour faire court) se lance dans un solo au saxophone où les phrases riches et parfaitement exécutées démontrent une parfaite maîtrise de l’instrument. Puis c’est au tour de Benoît Sourisse de jouer avec le Steinway, quel swing ! Les phrases se succèdent sans jamais lasser l’auditeur, Marion Ruault fait chanter sa contrebasse, Valentin se lance dans des 4/4 parfaitement exécutés, le scat de Kim Richardson lui permet de montrer l’étendue de sa tessiture. Lors du thème de fin, Kim Richardson fait chanter le public. En une chanson le public est conquis. Prochain morceau, une chanson française, Venez Donc Chez Moi, créée par Lucienne Boyer et Ray Ventura, une très belle mélodie pleine de gaîté que chante très bien Kim Richardson ; suit un solo de Benoît Sourisse, que de belles phrases, puis c’est au tour d’Hervé Meschinet à la flûte cette fois. Quelle aisance il démontre aussi sur cet instrument ! Sur Better Than Anything, un trois temps, piano, basse et batterie jouent en parfaite osmose, Kim Richardson joue avec la mélodie, elle ajoute à la fin de la chanson que pour elle, chanter avec cette rythmique pour la première fois est un vrai cadeau. Sur Costa, un thème au rythme latin, Kim Richardson exploite avec bonheur sa belle tessiture. Hervé Meschinet à la flûte, très à l’aise sur ce rythme, réussit une superbe improvisation qui enthousiasme le public et ses amis musiciens. Puis c’est An Older Man, une ballade, avec une très belle introduction piano voix. Beaucoup d’émotions passent dans les inflexions de la voix de Kim Richardson sur cette belle mélodie. Changement complet de registre avec Mon Homme, la chanson d’Edith Piaf sur un rythme de boléro, d’abord en français puis en anglais. Kim Richardson est tout à fait dans le ton de ce que doit être cette chanson. Puis c’est Back Up Singer Blues, un petit clin d’œil à son ancienne carrière de choriste, un vrai blues où la voix de Kim Richardson peut s’exprimer parfaitement. Ça swingue, sa voix part du grave puis monte dans les aigus, c’est un blues comme on peut en entendre dans les églises nord-américaines. Retour à la chanson française avec C’est Si Bon, une introduction voix contrebasse, puis tour à tour, tous les musiciens font des solos et ça se termine en 4/4 avec Valentin Martel à la batterie avant que Kim Richardson ne reprenne le thème.  Le concert se finit en rappel avec Caravan le célèbre thème de Duke Ellington où tous les musiciens auront encore l’occasion de s’exprimer.

Un très bon moment que ce concert avec Kim Richardson, une voix superbe, accompagnée parfaitement par la rythmique autour de Benoît Sourisse, Marion Ruault et Valentin Martel, le saxophone et les flûtes d’Hervé Meschinet complétant ce superbe groupe, qui vient de naître.

Ont collaboré à cette chronique :

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