(26) DrômeParfum de Jazz

17/08/2022 – Lise Bouvier Quintet à Beauvoisin pour Parfum de Jazz

C’est à la Guinguette de Beauvoisin (144 habitants au compteur) que Jazz au Village pose sa sono en cette fin d’après-midi. Un endroit abrité dans la forêt de pins et de chênes, et des vues superbes sur le Mont Ventoux.

Une centaine de personnes ont fait le déplacement pour écouter le quintet de Lise Bouvier, chanteuse drômoise bien connue de nos lecteurs.

Après un énergique Lulu’s back in town et un superbe Whaterver Lola wants, Lise Bouvier nous propose un mix de Django (Les yeux noirs et Nuages) avec des paroles écrites par elle.

D’entrée de jeu l’artiste capte son public. Une voix puissante, maîtrisée et un engagement de tous les instants, c’est à dire de la générosité. Elle est superbement servie par un quartet qui fait plus que l’accompagner : Maxime Tritschberger à la guitare, Rémy Bioules aux saxophones, Félix Semet à la guitare électrique et Julien Moneret à la contrebasse.

Après le jazz manouche, un grand écart vers Monk avec Well you need’nt propice aux scats.

Pour La Tendresse*, Lise se retrouve en duo avec la guitare de Félix Semet.

Nous entendrons aussi un emprunt réussi à Madeleine Peyroux avec son tube Dance to the end of love. De nouveau du manouche avec Place de Brouckere et Monk avec In walked bud.

Au final, une sélection de morceaux astucieusement choisis qui touchent forcément le public avec des alternances de manouche, de standards, de chansons en Anglais ou en Français.

Le rappel est lancé sur un Sweet Georgia Brown très apprécié et où le public est mis à contribution pour un échange de scats.

*: de Hubert Giraud / Noel Roux, interprétée par Bourvil en 1963 puis par Marie Laforêt.

Ont collaboré à cette chronique :

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