(26) DrômeParfum de Jazz

20/08/2022 – Louise Jallu Quartet à Buis-les-Baronnies pour Parfum de Jazz

« En Argentine tout peut changer sauf le tango. J’ai voulu changer le tango … j’ai eu beaucoup de problèmes » Avec cette citation d’Astor Piazzola (1921 – 1992), Louise Jallu entame son hommage au Maître du tango pour le centenaire de sa naissance. Elle considère ses œuvres comme des standards et compte bien nous les restituer mais avec sa vision comme le ferait n’importe quelle jazzwomen avec le songbook.

L’intro nous place dans le contexte d’un tango pour les oreilles et pas pour la danse, tout à fait dans l’esprit Piazzola.

Deuxième morceau, Marielle De Rocca Serra joue spiccato sur son violon, le tango est bien présent. Arthur Henn tricote sérieux avec sa grand-mère.

Piazzola prônait le « tango Nuevo »,  Louise Jallu le sanctuarise et en fait une forme de musique « classique » aux arrangements complexes. Elle suit en cela ce qu’évoquait Astor Piazzola quand il comparaît sa musique avec les compositeurs de son époque. 

Le quartet reprend les morceaux de l’album « Piazzola 2021 » dont un superbe Tristezas de un Doblea (Tristesse d’un double a, le bandonéon) ; Adios noninoOblivion  et l’incontournable Libertango avant de finir sur deux courts rappels.
Le tout expédié en une heure et quinze minutes.

Pour un concert de clôture de la semaine en Baronnies cela a manqué de chaleur et de spontanéité. Nous aurions aimé moins d’attention aux partitions.

 

Louise Jallu: bandonéon ; Marielle De Rocca Serra: violon ; Axel Nouveau: claviers ; Arthur Henn: contrebasse

 

A l’issue du concert le public a salué les bénévoles de Parfum de Jazz sans qui le festival n’existerait pas.

Ont collaboré à cette chronique :

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