(74) Haute SavoieImperial Annecy Festival

22/08/2022 – Diplomaticos à l’Imperial Festival d’Annecy

Pour ce cinquième concert jazz de la septième édition de L’Impérial Annecy Festival, le soleil étant au rendez-vous et c’est sur la terrasse bondée du troisième étage qu’a eu lieu le concert. Philippe Martel et Kristin Marion ont fait la présentation du trio Diplomaticos et du festival.

Nous avions, Mauricio Dwek au chant, Alison Pereira à la clarinette et aux percussions et Dan Dumon à la guitare brésilienne sept cordes. Ce trio est né de la passion de chacun des musiciens pour la musique brésilienne. David Hessabi était à la sonorisation.

Le concert a débuté par Wave, la très belle bossa nova d’Antonio Carlos Jobim, un son superbe, une rythmique de guitare parfaite, la voix grave et envoutante de Mauricio Dwek, une clarinette joueuse, c’était une entrée en matière parfaite pour ce concert.

Avec le prochain morceau Promessa, on entame le cycle des compositions de Mauricio Dwek car notre chanteur est aussi un auteur compositeur de grand talent, ce qu’il va démontrer sur : Ilha, Ao Teu Lado, Quebra Cabesa, Sinestesia et Entrega. Dans toutes ses compositions, les mélodies et les paroles sont belles et inspirées. Il y eut, bien sûr, d’autres morceaux de P.Bonfa avec Manha de Carnaval, avec une très belle introduction rubato ; puis d’Antonio Carlos Jobim avec Garota De Ipanema et de P. Cesar Pinheiro avec Canto Das 3 Rasas. Le choix des thèmes est judicieux, une part de la culture musicale brésilienne sur la samba et sur la bossa nova nous a été présenté.

La superbe voix de Mauricio Dwek démontre une fois de plus que le portugais parlé au Brésil est la langue du chant, la langueur et le rythme dans une parfaite osmose qu’il exploite avec bonheur.

 Dans toutes ses interventions Alison Pereira à la clarinette a démontré une parfaite maîtrise de son instrument que ce soit pour faire le thème comme dans Manha De Carnaval, dans les contrechants très inspirés ou bien lors des improvisations.  Le son de la clarinette s’intègre très bien à cette musique. Quand aux percussions dont se sert Alison Pereira , elles ont toujours été bien placées, soutenant le rythme, et nous donnaient envie de danser.

La guitare brésilienne 7 cordes de Dan Dumon, avec la septième corde accordée dans le grave, apportait une grande profondeur à son accompagnement. Les accords se succédaient à un rythme soutenu enrichissant la mélodie, l’exécution des improvisations pleines de créativité, était telle que l’ambiance musicale ne pâtissait jamais de l’interruption de l’accompagnement.

C’est avec Don’t Worry Be Happy, transformé en samba, un morceau de circonstance dans cette période troublée que c’est terminé ce superbe concert.

Ont collaboré à cette chronique :

X