La présence de Sly Johnson sur scène est un régal… Très vite, sa proximité naturelle et chaleureuse avec le public nous touche et nous embarque. 

Sly Johnson nous plonge instantanément dans les racines du jazz, de la soul, du hip-hop : les histoires qu’il nous chante sont remplies d’émotions, celles qui viennent des tripes, sans filtre. Sly Johnson a ce don du chant et du partage. Il fait à peu près tout ce qu’il souhaite avec sa voix et nous transmet ses ressentis : il nous fait sourire, comme il nous replonge dans les moments graves avec son coup de gueule Bullshit, dédié à George Floyd. 

Côté groove, c’est le régal… On retrouve ses influences soul-funk, hip-hop, avec sa voix organique mêlée aux sons de sa « machine » avec laquelle il joue et enrichit ses harmonies. On ne peut s’empêcher de bouger, de claquer des doigts, et… Sly a raison, « qu’est-ce que c’est ch***t un concert assis… » ! Alors il nous fait mettre debout et nous fait danser.

La complicité avec ses musiciens d’exception, Anthony Jambon à la guitare et Laurent Salzard à la basse, est bien réelle et participe à sa générosité, son authenticité, sa sérénité et son groove irrésistible. 

Sly Johnson nous a offert un moment profondément humain, touchant et délirant, l’essence même de la soul, dans le superbe écrin du Panassa. 

 

Musiciens :

  • Sly Johnson: voix, machines
  • Anthony Jambon: guitare
  • Laurent Salzard: basse

Ont collaboré à cette chronique :

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