(38) IsèreJazz Club de Grenoble

22/09/2022 – Voice et Wood Quartet au Jazz Club de Grenoble

 

Quel plaisir de retrouver ce soir  le fidèle public du Jazz club, pour son deuxième apéro-concert de la saison qui s’annonce !

Quel plaisir aussi de voir sur la scène le plus isérois des anglais, dont la tenue « so british » ne laisse aucun doute sur ses origines, le chanteur contrebassiste Malcolm Potter !

Il est accompagné d’un autre franco-britannique Andy Barron à la batterie, Chris Bond au piano et Dan Dumon à la guitare.

La particularité de Malcolm Potter est d’être de ces rares contrebassistes chanteurs, dont la voix et l’instrument se mettent mutuellement en résonance, en harmonie, en toute complicité.

Cette voix limpide, chaude, se transforme au gré des morceaux, tantôt « croonante »,  tantôt  jazzy, tantôt rocky, mais toujours swingante.

C’est par conséquent un univers multiforme qu’il nous propose, plein d’imagination et de spontanéité. Ses compositions, dont les textes sont en anglais, of course, marquent ses préoccupations autour de l’état du monde, mais restent dans l’ensemble positifs.

Les quatre premières compositions au rythme entraînant ont enthousiasmé nos oreilles de ces sonorités diverses mais maîtrisées, dansantes : A song on the way ; Her song ; This morning ; Don’t you dare.

Au fil du concert c’est sa vision du monde qui se déploie avec des textes plus forts et des sonorités singulières faites de son propre chemin : Try to be good (inspiré d’une phrase de Robin Williams), Through my daugther’s eyes, Meaningless odyssey, entre autres.

Mais Malcolm est un passeur entre la tradition du jazz et la modernité, et il sait magnifiquement revisiter les standards du jazz en y apportant une touche personnelle pleine de charme, à son image.

C’est ainsi que La Vie en rose, arrangée par Alfio Origlio, fut un moment de grande émotion. De même que Roxane de Sting qui est un de ses « maîtres », ou Isn’t she lovely de Stevie Wonder, dont les arrangements originaux ont déployé une sobriété ou une envolée de notes redonnant une nouvelle identité à ces standards. Et tout cela, bien sûr, avec la complicité de ses  compères musiciens apportant également leur touche de talent.

C’est avec les notes vivifiantes et positives de What a wonderful world, que le public enthousiaste a quitté le Jazz club  

 

Ont collaboré à cette chronique :

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