(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

03/10/2022 – Robyn Bennett Sextet au Grenoble Métropole Alpes Jazz Festival

C’est dans la belle salle du Laussy à Gières que s’est déroulé le quatrième concert de la dix-huitième édition du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival.

Jena-Jacques Hirsh, responsable du mécénat au Jazz Club De Grenoble a décrit le partenariat gagnant gagnant de ce concert, entre le Jazz Club, une organisation humanitaire, et une entreprise ; l’entreprise finançant le concert, le Jazz Club l’organisant et l’association humanitaire Kasish Bunda, pour cette occasion, recevant les bénéfices de la billetterie. Pascal Kober, journaliste, photographe, musicien et membre de la commission communication au Jazz Club De Grenoble a présenté le concert.

C’est la chanteuse Robyn Bennett en sextet, qui était la vedette de cette soirée. Elle était accompagnée de Ben Van Hille au trombone et à la composition, Jean-Hervé Michel aux saxophones ténor et baryton, Laurian Daire aux claviers, Ludovic Bruni à la guitare, et Stéphane Miñana-Ripoll à la batterie. Au son il y avait Gaétan Besson qui a fait un excellent travail.

Robyn Bennett est originaire de Pennsylvanie, elle vit depuis plus de vingt ans en France et parle couramment  français. La plus grande partie de son spectacle est basé sur des compositions, faites en collaboration avec Ben Van Hille, qui sont présentes sur ses albums et notamment sur le dernier « Feel » sortie en mai de cette année.  Robyn Bennett entre en scène après ses musiciens, elle est habillée d’une superbe robe courte noire brillante. Le premier morceau est Take Me Back, une introduction a cappella puis la rythmique entre, la basse est jouée au clavier par Laurian Daire, le rythme est soutenu, le public tape déjà des mains, la voix de Robyn Bennett est sure, pleine d’énergie, parfaitement adaptée à la rythmique du morceau, et en plus elle danse, et occupe parfaitement la scène, l’ensemble trombone, sax ténor font des backs dans le style Rhythm & Blues d’Otis Redding, une belle entrée en matière.

Le second morceau Too Hot, aussi très rythmé, la voix puissante et profonde de Robyn Bennett monte dans les aigus, premier solo de trombone ou Ben Van Hille démontre sa parfaite maîtrise de l’instrument avec un joli phrasé plein de justesse et de créativité, puis c’est au tour de Jean Hervé Michel au saxophone de faire un solo ou il montre les mêmes qualités que son compère le tromboniste. Le batteur Stéphane Miñana-Ripoll et le claviériste Laurian Daire y vont aussi de leurs démonstrations.

Prochain titre, Feel So Good, un rock avec une introduction à la guitare, un bon son des années sixties avec beaucoup de reverb, ça pulse, ça donne envie de danser, la structure du morceau et l’orchestration sont pleins de clichés de ces années là, le solo de guitare est parfaitement dans le style. Le public est enthousiaste.  Puis c’est I’m Not Cool, au style funky, une phrase répétitive des cuivres, accompagnée par le clavier à la basse et une batterie très présente.  Puis Little Pieces Of You, un slow qui est un hommage de Robyn Bennett à Ben Van Hille qui lui apporte le soutien dont elle a parfois besoin, elle raconte l’histoire avec beaucoup d’émotions, le clavier a pris un beau son d’orgue Hammond avec sa cabine Leslie, la voix pure de Robyn Bennett s’élève pleine de nuance et de sensibilité, un joli solo de piano de Laurian Daire.  Puis c’est Music, un morceau où nous avons eu droit à une très belle improvisation à la guitare de Ludovic Bruni. Dans Take It Space, Jean Hervé Michel au sax baryton nous a montré tout son talent sur cet instrument.

Les morceaux se sont enchaînés avec des arrangements toujours aussi intéressants permettant de maintenir l’attention et le plaisir du public avec toujours la voix de Robyn Bennett débordante d’énergie et de chaleur et une présence scénique de tous les instants. Il y eu aussi deux reprises, Skyfall en trio, chant, trombone et saxophone, une performance pour Robyn Bennett qui chantait sans instrument harmonique et Un Autre Monde une adaptation de la chanson du groupe Téléphone.

Quelle belle soirée nous avons vécue avec la présence sur scène de ces très bons musiciens et d’une Robyn Bennett pleine de générosité et d’enthousiasme, le tout avec une simplicité qui la rend, en plus, très proche de son public.

Ont collaboré à cette chronique :

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