(38) IsèreJazz à Vienne

16/11/2022 – Présentation de l’affiche et des premiers noms de l’édition 2023 de Jazz à Vienne

16 novembre au Manège à Vienne, le voile se lève peu à peu sur Jazz à Vienne 2023.

Peu après 19h00, Latin Quarter (issu du Conservatoire de Musique et Danse de Vienne) accueille les auditeurs ayant investi en nombre les fauteuils du Manège avec son énergie communicative. Stéphanie, Sophie, Manon… accompagnées des musiciens (clavier, batterie, percussions, flûte, basse, guitare) prennent possession de la scène. Durant quarante-cinq minutes, les chansons en brésilien, espagnol, anglais… enchantent le public attentif et curieux de ce travail collectif et festif.

Puis arrive Benjamin Tanguy qui, en préambule, nous rappelle les difficultés des éditions passées mais que, malgré cela, 2022 a cependant proposé cent quatre vingts concerts sur trente sept lieux  !!! Il remercie Patrick Curtaud, qui représente la mairie et Michèle Cedrin pour la Région AURA. Il termine en remerciant Jo Piccolo qui vient de prendre sa retraite après de nombreuses années passées au sein de Jazz à Vienne.

Pour la quarante deuxième édition, c’est Pénélope Bagieu et son humour militant (Joséphine, Cadavres exquis, Les Culottées…) qui a été choisie pour créer l’affiche qui va nous accompagner durant neuf mois jusqu’à la dernière soirée du 13 juillet 2023. Elle nous explique elle-même dans une vidéo la genèse de ce visuel : le disque vinyle repris en grosse masse de cheveux pour une chanteuse qui arbore un collier créé à partir d’un piano. Nul doute que cette figure féminine positive par ses couleurs gaies sera un bel accompagnement pour ce festival qui promet de belles soirées.

Dès le 26 juin, ce sera Marion Rampal, qu’on ne présente plus et dont on a beaucoup aimé le dernier opus Tissé (voir la chronique de Michel Clavel) qui aura la responsabilité d’ambiancer les nombreux scolaires qui découvriront le magnifique théâtre antique. Puis le 3 juillet, Marcus Miller sera sur scène après Ezra Collective, un des fleurons de la nouvelle scène anglaise. Quant au 8 juillet, Meute, fanfare techno de onze musiciens venue de Hambourg, partagera la scène avec Electro Deluxe. La traditionnelle soirée blues du 10 juillet proposera Joe Bonamassa et Joe Louis Walker, les amateurs vont se régaler ! Le 11 juillet, Norah Jones (entendue en 2010 en « extra night ») et Mavis Staples raviront les oreilles des auditeurs présents. Le 12 juillet, comment rater Pat Metheny et le grand retour de Sixun qui seront présents pour notre plus grand bonheur ?

Ces premiers noms nous incitent à réserver dans notre agenda cette période du 28 juin au 13 juillet 2023, mais nous attendons avec impatience le 16 mars où nous aurons alors la programmation complète du festival accompagnée d’un concert de Robin McKelle.

Benjamin termine son allocution en remerciant l’équipe du Manège et nous précise des informations sur la billetterie… que vous retrouverez sur le site du festival.

Après un entracte où le public a pu découvrir CD, vinyles, tote-bags, BD et produits locaux, nous accueillons sur scène la chanteuse-violoniste Yilian Caňizares qu’on ne présente plus et qui nous avait enchantés sur la grande scène en compagnie d’Omar Sosa et Gustavo Ovalles. Elle le rappelle d’ailleurs lors de ses remerciements en évoquant « un moment de grâce et un souvenir heureux ». Elle se produit ce soir avec le percussionniste cubain Ernestico installé sur un plateau fourni en instruments classiques et moins conventionnels (clés, bouchons…) et le guitariste du Mozambique Childo Thomas qui déclame un long poème sur l’Afrique accompagné d’une guitare basse artisanale double manche, quatre et cinq cordes. Dans sa tenue colorée, il fait écho à Yilian, avec sa chevelure reconnaissable et une jupe élargie avec de belles rayures horizontales jaunes, rouges, turquoise… accompagnant un chemisier vert…

Durant soixante quinze minutes, le trio, la basse en solo, les complaintes chantées, les percussions corporelles, la guitare sèche qui accompagne l’intervention parlée, le retour du trio pour un long morceau rapide, répétitif, des cris, des sons, un duo basse-percussion, un moment plus calme où Yilian se met au clavier Nord et demande au public de chanter avec eux une mélodie yoruba ancestrale, censée réveiller les consciences et espérer pour la planète… En rappel, le trio demande la participation du public pour un titre dans la langue du guitariste-bassiste.

Cette soirée, positive et fournie nous permet véritablement de nous projeter vers cette prochaine édition avec ses promesses de moments festifs et de partage musical ! Merci à tous ceux qui œuvrent au quotidien entourés de tous les bénévoles impliqués et qui nous permettent de profiter au mieux du spectacle vivant !

 

Merci à Philippe Sassolas pour ses photos

Ont collaboré à cette chronique :

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