(38) IsèreJazz Club de Grenoble

17/11/2022 – Orphée Music Trio Buenos Aires au Jazz Club de Grenoble

Le Trio Buenos Aires annoncé, sera ce soir le Duo Buenos Aires, étant donné l’indisponibilité du conteur Gilbert Dombroswsky.

Le couple à la ville comme à la scène, Micheline Hainque à l’accordéon et Jean Michel Hainque au piano, nous font partager leur passion pour Astor Piazzolla, bandonéoniste et compositeur argentin, qui a fait du tango musique populaire, une musique de concert.

Astor  Piazzolla a donné au Tango un langage personnel en l’enrichissant d’influences multiples comme le jazz ou la musique classique, ou en associant le bandonéon à d’autres instruments comme le piano ou les instrument à cordes, démontrant ainsi son habileté dans l’écriture.

Avec Astor Piazzolla, le Tango s’éloigne de sa forme standard populaire dédiée uniquement à la danse, pour devenir le New Tango

Professeurs de musique, nos musiciens interprètent avec fidélité et respect la musique du Maître, bien qu’il n’y ait pas ici de bandonéon, mais un accordéon, instrument de la même famille.

Grâce à Jean Michel qui nous fait partager les étapes de la vie et de l’œuvre d’Astor Piazzolla, nous en apprenons beaucoup sur ce musicien, dont la notoriété n’a commencé qu’à l’âge de cinquante ans lorsqu’il a composé la musique du film de Marco Bellochio « Henri IV, le roi fou »  et notamment les morceaux comme Tanti ani prima ou Oblivion.

Le piano lyrique, voire classique et les plaintes de l’accordéon, s’accordent bien à la dramaturgie de la musique d’Astor Piazzolla, souvent nostalgique, calme et parfois douloureuse, comme les milongas, ancêtres du tango, Calambre, Chiquilin de bachin composé pour un gamin pauvre vendeur des fleurs rencontré dans un restaurant , ou Milonga del Angel, Oblivion

 Plus dynamique Libertango, l’appel à la liberté, attendu par le public très enthousiaste

Le concert se termine avec Tango pour Claude de Richard Galliano en hommage à Claude Nougaro, et avec Oblivion, l’ode à l’oubli, mais cette fois pour qu’on ne l’oublie pas ! 

Ont collaboré à cette chronique :

X