(26) Drôme

26/04/2019 – Anatole à l’Espace Teste de Montélimar

A l’espace Teste de Montélimar : Le quintet « Anatole », une véritable découverte…

Dans le mauvais, on trouve toujours du bon. Et même du très bon. En quelques semaines, à Montélimar, le cancer s’est vu malmené par la musique jazz, par Jacques Doudelle et sa formation récemment et puis, le vendredi 26 avril 2019 au soir, par un quintet – sextet, là, en l’occurrence – inédit, qui s’avance progressivement sur la scène jazz, et dont on peut d’ores et déjà dire qu’ils pourraient bien faire une belle route.

« Anatole » – vous savez, cette suite d’accords jazz bien connue – est né par la volonté de son batteur, Yves Faure. Après une très belle carrière de… metteur en scène de théâtre, Yves Faure a mis à profit le temps de la retraite pour donner libre cours à sa seconde passion, le jazz. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que son jeu fait swinguer…

A ses côtés, quatre musiciens dont la découverte aura été une révélation. Au saxophone baryton, Vincent Fort, qui pose les bases des cuivres dans l’ensemble grâce à un jeu précis. Et puis, il y a Stéphane Benacchio au sax ténor, qui laisse à ses sonorités plus aériennes le soin de se mêler en douceur dans celles de son « aîné ». A la basse, Pierre Vidal, discret mais incontournable, dont l’instrument tempère la fougue de ses camarades, et enfin, au clavier, Thierry Roussillon, réellement envoûtant, qui termine bien la construction de ce jeune édifice.

Et il y avait une cerise sur ce gâteau, une touche de charme supplémentaire pour les oreilles : au chant, Christine Pulido. Sa voix chaude aura, sur les morceaux où elle est intervenue, bluffé une assistance venue très nombreuse pour cette soirée.

Côté musique, « Anatole », c’est du jazz dit moderne, de 1940 à nos jours, avec une donne assez classique ce soir-là, mais toujours ô combien appréciée : des restitutions de morceaux de Duke Ellington, de Chick Corea, de Stan Getz ou encore d’Herbie Hancock. Le sextet a fait un parcours sans faute, rejoint, dans son second set, par le clarinettiste Eric Dupuy, qui est venu bonifier encore la prestation d' »Anatole ».

Le quintet, parfois sextet, compte aujourd’hui s’engager un peu plus sur la voie des représentations. Tant mieux. Accueillir une formation de qualité est toujours, pour les vrais amateurs, une très belle nouvelle…

 

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