(26) DrômeJazz dans la ville

28/04/2019 – Les Chats Badins pour Jazz dans la ville à Montélimar

L’association « Jazz dans la Ville », chef d’orchestre incontournable pour le jazz authentique sur Montélimar, proposait, en bonus de son Festival et de ses jazz-clubs, un concert supplémentaire, qui a remis de l’énergie dans les jambes, grâce au quintet invité, Les Chats Badins.

Un quintet qui réunit Jean-Baptiste Drevet au saxophone, Yvan Lemaire au trombone et à la trompette, Julien Duranton à la guitare, Anthony Gutierez à la contrebasse et Gérald Simonet à la batterie. Cette formation, rhônalpine puisque ses musiciens gravitent entre la Drôme et l’Isère, est née en 2013, sous l’impulsion de Jean-Baptiste Drevet. Grâce aussi à Jazz Action Valence, qui les accueille pour une formation professionnelle. Un trio en naît, avec Julien et Anthony d’abord et puis, très vite, Gérald et Yvan viennent compléter cette étoile à cinq branches. Le nom, « Les Chats Badins », sonne comme un hommage, on l’aura perçu, aux « Cats », nourris au rythme cymbalique du cha-bada-bada…

Si la base du quintet est swing, leurs explorations dans d’autres sonorités sont nombreuses. Avec eux, le jazz est ouvert et n’accepte pas trop les carcans. Swing, blues, boogie, madison, twist… rien ne les rebute. Et si le quintet revendique de « ne pas trop se prendre au sérieux », leur jeu n’en est pas moins remarquable, entraînant, affichant, pour chaque musicien derrière son instrument, une maîtrise totale.

Deux sets de quarante-cinq minutes auront permis au public montilien de découvrir, ou redécouvrir, ce jeune quintet. Pour leur plaisir, un florilège de titres leur a été offert, des morceaux revisités par les « Cats » : Take five en version reggae-ska, vous connaissiez ? – réunissant sur la scène Count Basie, Dave Brubeck, Benny Goodman, alternant avec des morceaux de Jazz Messengers, de style Django, un clin d’œil à Georges Brassens aussi et même un morceau issu de « Monstres et Compagnie ».

Bop in the box, seule composition personnelle aura été, aussi, un beau moment.

Autant d’éclairs dans le ciel de cet après-midi résolument tourné vers le swing, vers le ‘Dixie Land’ de La Nouvelle-Orléans.

Outre leur place indéniable dans l’univers jazz, Les Chats Badins animent parfois aussi des soirées dansantes « rock », mais, qu’on se rassure, la danse, ils savent aussi la mettre en valeur du côté jazz, avec la présentation, parfois, de spectacles dansants, mettant le lindy-hop sur un piédestal.

Au final, un concert d’une grande qualité, donné par un quintet qui a su se trouver pour ne former qu’une seule âme. Un bon point supplémentaire pour l’association « Jazz dans la Ville », dont les programmations ne déçoivent jamais…

A noter que Les Chats Badins seront de retour à Montélimar le 7 juillet prochain.

Ont collaboré à cette chronique :

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