On dit parfois de certaines personnes qu’elles sont “solaires”… c’est le cas avec la musicienne qui nous a ouvert son univers aujourd’hui. Elle “brille de l’intérieur”. L’avantage ? C’est que cette brillance se retrouve dans son jeu. Et ça, ça n’a pas de prix…

 

 

Entretien avec Ana Carla Maza

 

“Bousculer le destin pour en créer du beau”…

 

Michel Martelli : Ana, la terre qui t’a vue naître est bien loin d’ici…

Ana Carla Maza : C’est vrai, oui… Je suis née à Cuba, et je suis arrivée dans une période où ce pays connaissait une forte crise. Il n’y avait pas grand-chose à manger, et je reconnais que le pays était bien isolé à ce moment-là.

J’ai eu la chance d’arriver aussi dans une famille de musiciens, mais du reste, la musique était présente chez nous à chaque instant, comme dans notre entourage. Et c’était très bien comme ça. Nous n’avions que peu de choses, matériellement parlant, et la musique nous aidait à nous rassembler. De la même façon que la danse, si importante à Cuba aussi. La musique, quant à elle, est présente 24h/24 à Cuba. Les habitants de cette île ont une connaissance rythmique incroyable, même chez les “non-musiciens”. C’est presqu’un don naturel.

Comment l’histoire a commencé pour moi ? Eh bien, ce sera à l’âge de trois ans, et je vais entrer dans une chorale. Une chorale qui était dirigée par ma mère, Mirza, à la “Casa de la Cultura”, dans le quartier de Guanabacoa de La Havane. Par la suite, j’écrirai une chanson sur ce quartier. Là, tu trouves la culture afro-cubaine depuis toujours. Un vrai berceau.

En ce qui me concerne, j’ai toujours abordé la musique comme vecteur d’émotions très fortes. Je la ressentais comme une joie, comme un espoir, mais avant tout comme une connexion dans le cœur comme dans les yeux. Y compris avec les paroles des chansons dès l’âge de trois ans. En plus, j’avais la chance de pouvoir apprendre facilement. Je tenais la musique comme une Vérité Absolue, j’étais transportée à chaque contact avec elle. Ma mère jouait de la guitare, et elle nous accompagnait souvent. Elle rencontrera, par la suite, des producteurs, qui venaient faire les arrangements sur sa musique. Moi je regardais tout ça, et cela me sert dans ma propre carrière, aujourd’hui.

 

M.M. : Le chant, c’est une chose. Mais la musique, sur instrument ?

A.C.M. : C’est venu.. naturellement. Je dois te dire aussi que, dès l’âge de quatre ans, avec deux amis, Diego et Jenny – qui étaient frère et soeur et plus âgés que moi – j’ai commencé à grandir, autant scolairement qu’artistiquement. Ce sont eux qui m’apprendront l’alphabet  et puis ils adoraient se déguiser, on chantait ensemble Jenny dansait à la “Casa de la Cultura”, du coup, j’ai pris des cours de danse espagnole dès l’âge de quatre ans.
Familialement, l’univers m’apportait, dans mon environnement, un piano et une guitare. Le piano et moi, c’est une histoire très personnelle. J’avais la chance de pouvoir en bénéficier parce que mon père est pianiste. Sur cet instrument, même si j’avais commencé à “tâtonner” toute seule à la maison, ce sera la sœur de Chucho Valdès – le compositeur et pianiste de jazz cubain – qui me donnera mes premières leçons. J’ai commencé à composer mes premiers morceaux à l’âge de six ans, mais je composais de façon “très intime” : j’ai coutume de dire que je composais “pour les étoiles” qui étaient mes seules spectatrices. Tu vois ? Toujours cette connexion. La musique allait changer ma vie, de cela, j’étais certaine. Et elle allait me donner l’ouverture vers l’extérieur.

Miriam, la sœur de Chucho, me “prendra en mains” alors que je suis rentrée à l’école de musique de Guanabacoa. Mais en classe de violoncelle classique. Pourquoi ? Le piano, je t’ai dit que c’était “secret”, alors que le violoncelle, ce sont mes parents qui m’ont fait découvrir cet instrument, en m’emmenant écouter l’Orchestre Symphonique de Cuba. Et puis, c’était un instrument qui n’était pas déjà dans notre maison. Et puis aussi, pour tout te dire  ici, en France, les enfants, les petites filles surtout, lisent la série de livres “Martine”. Nous, nous avions “Ana”. Et dans l’un de ces livres, elle jouait du violoncelle sous les étoiles.

 

M.M. : Le violoncelle t’avait “happée” ?

A.C.M. : Cette découverte a été déterminante, c’est vrai. J’ai tout de suite ressenti un contact très “intime” avec cet instrument. J’ai passé mon premier concours à l’âge de huit ans, mais je peux te dire qu’à huit ans, je m’astreignais à deux heures minimum de violoncelle par jour. Dès que je rentrais de l’école. Et personne n’avait besoin de m’y pousser ! Dès l’âge de neuf ans, je me mettais aux suites de Bach, notamment à la “Suite n°2”, à l’initiative de mon professeur. Mais même lui n’avait pas besoin de me pousser. Parce que je suis quelqu’un qui cherche toujours à aller “au-delà” ou “ailleurs”. Cet état d’esprit me conduira vers mes différents voyages, comme vers mes différents univers. Pourtant, le tout-début de mon histoire avec le violoncelle n’a pas été évident : le professeur jugeait que j’avais les doigts trop petits pour cet instrument ! J’ai dû m’accrocher.

Au cours de cette période, nous déménagerons. Pour venir nous installer dans un village dont la spécialité était la culture de la canne à sucre, dont le sucre était destiné à la fabrication du chocolat Hershey. Lorsque nous sommes partis, je n’ai pas dit “au revoir” à mes amis. Je l’ai regretté, sur le moment, bien sûr, mais c’est quelque chose qui me forgera le caractère, pour plus tard.

Je me souviens que, dans ce village, il y avait énormément d’enfants. Beaucoup de couples jeunes étaient installés là. Ce village était en pleine campagne et, tous les vendredis, les enfants, jusqu’à l’âge de douze/treize ans, allaient danser, dans une sorte de salle des fêtes qui faisait face à l’école.

Les parents n’étaient pas admis et je me souviens aussi qu’ils organisaient une espèce de tombola, qui pouvait te faire gagner des gâteaux, à chaque soirée.

 

M.M. : Tu resteras longtemps, dans ce village ?

A.C.M. : Non. Je vais “boucler une boucle” en redéménageant sur La Havane, alors que j’ai sept ans, et je vais aller habiter chez ma grand-mère, qui m’emmènera à tous mes cours de solfège, de violoncelle. Les cours ? Ils se faisaient directement au domicile de mes deux professeurs à ce moment-là, Gladys et Juan, et tous les élèves se retrouvaient chez eux. Mais c’était loin de l’endroit où j’habitais. Parfois, je partais avec mon grand-père, qui lui-même allait à son travail, en voiture, et ces jours-là, ça me faisait partir à sept heures du matin ! Les autres fois, c’était avec ma grand-mère que je faisais le trajet, mais là à pied, mais aussi, sur une partie du parcours, dans une carriole que tiraient des chevaux. Et je portais mon violoncelle, qui faisait ma taille.

Je resterai trois ans avec Gladys et Juan, et puis je les ai quittés pour continuer mes cours avec Felipa, une autre professeure de violoncelle, qui habitait à l’autre extrémité de La Havane, me faisant faire une heure et demi de route, en trajet. Et je continuais aussi mes cours de piano avec Miriam, qui n’était pas à côté non plus.

 

M.M. : Quand vas-tu “bouger” de La Havane ?

A.C.M. : Lorsque j’aurai douze ans. Cette année-là, nous allons mettre le cap sur l’Espagne. En famille, bien sûr, et pour le travail de mon père évidemment. Je continuais à travailler mon instrument tous les après-midis. Pourtant, une fois en Espagne, nous avons encore beaucoup bougé. Tu vois, l’Espagne, pour moi, c’était une société beaucoup plus “capitaliste” que Cuba, d’où j’arrivais. En Espagne, entre enfants, on regarde tes chaussures, ton cartable, tes habits. Et c’est quelque chose qui me heurtait. Il arrivait aussi que l’on se moquât de moi. Je me sentais comme une “immigrée” – eh oui… – et mon seul réconfort restait la musique.

Comprends-moi… A Cuba, les relations humaines sont saines, et bienveillantes. L’envie d’être ensemble est très forte. En Espagne, je ne retrouvais pas ça du tout. Les écarts entre les classes sociales se faisaient sentir, et bien sentir. Malgré tout, je suis passée au-dessus de tout ça. Je me suis concentrée sur mon instrument, ce qui me permettra par la suite d’aller à Barcelone, pour passer des concours. J’ai été, en cela, bien aidée par mon professeur, Cristian Floréa – un grand chef d’orchestre, à qui mon père voulait proposer de jouer sa musique. Lorsque je suis arrivée chez Cristian, il nous a fait visionner une vidéo de sa fille, violoniste. Une vidéo qui m’a laissée sans voix. Ensuite, Cristian m’a mis un violoncelle entre les mains. Et il m’a fait jouer. Je me souviens avoir interprété “Le Lac des Cygnes”. Mon jeu l’a ému, et c’est ça qui le décidera à me donner des cours. C’est aussi Cristian qui m’amènera à devenir soliste, c’est encore lui qui me poussera à passer les concours nationaux. Ces concours, je les passerai et à force, ils contribueront à me faire connaître.

Ah !… J’ai oublié de te préciser qu’à l’âge de dix ans, à Cuba, je participerai à mon premier concert au Festival de Jazz de La Havane. En famille, bien sûr.

Tout ça pour confirmer que d’entrée, avec mon violoncelle, j’ai voulu travailler le classique, mais aussi plein d’autres styles musicaux, comme le jazz, la musique cubaine, la musique latino-américaine.

 

M.M. : Que ressens-tu, en gagnant des concours ?

A.C.M. : J’étais très fière, bien sûr. D’autant que je les gagnais devant mes grands-parents. Mais, en même temps, j’étais tellement peu sûre de moi-même que je ne voulais pas assister à la cérémonie de remise des prix ! Pourtant, comme tu l’as compris, j’ai toujours cru à “la sincérité” de la musique, et, au final, je remporterai cette fois-là, non seulement le Premier Prix dans ma catégorie, mais aussi le Premier Prix de la meilleure interprétation. J’étais fière, surtout parce que j’avais donné le meilleur de moi-même.

Il faut dire que Cristian était très exigeant avec moi. Et il tenait à me mettre à fond dans la culture européenne. Ca tombait bien : j’étais curieuse de tout ça. Ca me changeait tellement de ce que j’avais connu jusqu’alors, à Cuba.

 Ensuite ? Je suis partie en tournée, comme soliste dans un orchestre symphonique, et nous jouions dans de grands auditoriums. Une tournée pour mes quatorze ans, une autre pour mes quinze ans. En concerto soliste pour violoncelle, donc. Je peux te dire que j’avais le trac, mais le trac, je l’ai encore aujourd’hui. La musique t’aide à aller au-delà.

En parallèle de ça, j’enregistrais des albums de latin-jazz avec mon père au piano, et ma mère à la guitare basse. On faisait même de petits concerts. je me retrouvais “agent” de mon père, aussi. Ca a été une période dans laquelle je me suis cherchée. Autour de moi, personne ne faisait du violoncelle, alors j’ai eu envie de partir, envie d’ailleurs, et plus précisément de la France, de Paris. J’ai préparé mon arrivée là-bas toute seule, sans trop de moyens. Je devais travailler, tout en continuant à faire mes études. J’avais quoi ? Quinze/seize ans. Et puis, j’ai passé des concours – j’ai aussi passé mon Bac à distance, et puis j’ai fini par m’installer à Paris, entre seize et dix-sept ans. J’ai ensuite passé le concours classique du Conservatoire de Paris. Ce jour-là, j’ai invité le jury pour le soir même, pour qu’ils puissent assister à un concert, donné au Café de Paris, de Ménilmontant, où je jouais du jazz, bien d’autres musiques et mes compositions personnelles. Bon, ils n’ont pas pu venir, mais cela a quand même eu quelques répercussions.

 

M.M. : Tu as fait aussi de belles rencontres…

A.C.M. : Oui, aussi… Avant même d’entrer au Conservatoire à Paris, j’avais rencontré le violoncelliste Vincent Segal. C’était en 2011, au Festival de Jazz d’Amiens. Je me souviens lui avoir donné un album, dans lequel on pouvait m’écouter au violoncelle. Dans sa loge, à Amiens, alors qu’il est en compagnie du compositeur Piers Faccini, il va avoir la même attitude qu’avait eu avant lui Cristian Floréa : il va me donner son violoncelle pour que je puisse jouer devant lui. Ce que j’ai fait. Et il a adoré. Le contact a été ainsi établi et, quelques jours plus tard, alors que je suis dans le quartier de Saint-Michel, je l’appelle. Et il m’invite chez lui. Tu vois, l’envie de collaborer était, une fois encore, la plus forte. Mais chaque contact, chez moi, a donné de beaux échanges, à chaque fois. Nous avons commencé à travailler en duo. Il m’a encouragée à travailler encore plus mes compositions. Il a été aussi important, dans ma vie, que le producteur Michel Lecomte, qui a été le tout premier à enregistrer mes compos, sur Montpellier. Au grand dam de mon père, d’ailleurs, qui n’était pas chaud pour que je joue mes propres compositions. Mon père me voyait comme une très bonne interprète, mais pour ses propres musiques, uniquement.

Alors qu’à Paris, tout le monde me poussait à poursuivre ma voie de compositrice.

C’est comme ça que les concerts avec Vincent ont débuté. Je crois que je peux dire qu’il était assez fier de moi. En six mois, je me produisais en concert solo, sur ma propre musique. Mais je crois que j’ai toujours su bousculer le destin.

 

M.M. : En gardant toujours de la reconnaissance pour ceux qui ont été là pour toi…

A.C.M. : Toujours, oui. D’ailleurs, j’ai dédié mon tout premier album à Michel Lecomte, qui n’est plus là aujourd’hui. Il me connaissait depuis ma naissance, en fait, car il produisait mon père… Sa femme et lui m’ont toujours poussée, aidée à mon arrivée à Paris. Michel travaillait avec Gilberto Gil, ainsi qu’avec nombre d’excellents musiciens de jazz brésiliens. C’est dans cette mouvance que je ferai le Festival de Jazz de Porquerolles, en 2014, un Festival qui sera filmé pour Arte. Les Lecomte m’ont vraiment mis le pied à l’étrier, Michel avait produit ma toute première maquette. Ils étaient vraiment des personnes de cœur et, du reste, je considère toujours la femme de Michel, qui est toujours là, comme ma propre grand-mère.

Je n’oublie pas pour autant tous les autres, qui auront contribué, d’une façon ou d’une autre, à construire ma voie musicale..

A Paris, je vais rester une dizaine d’années. Avant de m’installer en Espagne, à nouveau. Je ferai, dans ma période parisienne, tous les Zénith de France, grâce à Jean-Louis Aubert, qui me fera découvrir la musique rock, son énergie et sa générosité. Cela peut sembler curieux, un violoncelle dans le monde du rock, mais je crois véritablement que c’est un instrument sans barrières, sans frontières, et ça a toujours été ma vision en tout cas. Et, dans le rock, il a fait sa place. Cette année 2014 aura été, au final, très riche pour moi. Théâtre du Châtelet, Palais des Sports, de très beaux souvenirs.

 

M.M. : Comment as-tu évolué, ensuite ?

A.C.M. : J’ai pu développer ma musique à la Cité des Arts, ce qui va me permettre de me poser aussi. J’y ai composé mes premières chansons, que je chante toujours aujourd’hui. C’est également une période dans laquelle j’ai enchaîné pas mal de belles collaborations. Il y a eu une période dans laquelle je travaillais à la fois en Norvège, tout en continuant mes études de musicologie à La Sorbonne. Avec en plus des concerts ici et là. Sans oublier mes premiers travaux pour des musiques de films. J’ai pu collaborer à certains qui ont été primés au Festival de Cannes. J’intervenais en tant que violoncelliste soliste, pour le compte d’un compositeur. Cela reste aussi pour moi de très belles expériences.

Et puis, j’ai tenu à développer une facette de productrice. Un peu pour en finir avec les “mauvais” contrats qu’il m’est arrivé de signer, par méconnaissance. J’ai créé mon propre label, Persona Editorial Ltd, qui peut maintenant ouvrir certaines voies. C’est sous ce label que j’ai sorti mes deux derniers albums et c’est désormais avec lui que je continuerai ma carrière.

Mes albums ? C’est d’abord “La Flore”, en 2020, et puis “Bahia”, cette année, en 2022. La tournée, pour “Bahia”, a été extraordinaire, avec cent cinquante concerts donnés dans treize pays différents. Avec de beaux souvenirs, en France, à Paris, à Marciac, à Souillac (et dans notre région à Montbrison puis à Firminy pour le Rhino Jazz(s), Ndlr) ou plus récemment à l’Albert Hall de Londres…

“Bahia”, c’est entièrement ma musique, donc tu imagines le bonheur intense de pouvoir la partager avec le public. J’ai la chance de voir ce public grandir de plus en plus, il lui arrive même de reprendre les chansons en même temps que moi. Du pur bonheur.

D’ailleurs, je me sens “en meilleure santé” qu’avant, malgré l’enchaînement des dates. C’est vrai aussi que je m’astreins à une hygiène de vie que j’espère irréprochable. Je mange peu, mais bio, je ne fume pas, je ne bois pas, bref… j’essaie de faire ce qu’il faut.

 

M.M. : Tu nous parles de ton futur proche ?

A.C.M. : La musique latine reste très présente dans ma vie. Pour moi, elle EST la joie de partager. Et elle incarne à la perfection l’esprit de persévérance. Et puis, je le redis… ma connexion avec le public est top ! Car, en termes d’importance, il reste en haut de la liste, pour moi.

Côté travail, j’ai eu envie d’aller vers des projets qui “cassent les codes”, et tout ce que j’ai pu apprendre, je l’ai mis au service de mon futur projet.

Mon futur projet, c’est “Caribé”, un projet sur lequel je ne serai pas en solo, mais au contraire entourée de plusieurs musiciens. La “première mondiale” sera le 18 mai 2023, et ce sera dans l’édition de “Jazz sous les Pommiers”. Nous allons enregistrer en février prochain, en collaboration avec la Maison de la Musique de Nanterre, mais aussi avec le Tourcoing Jazz Festival, ainsi que “Jazz à Nevers”.

“Caribé”, c’est vraiment une nouvelle étape dans ma vie. C’est un album qui amène à la danse, à la joie. L’année dernière, j’ai eu la chance de travailler avec Vincent Peirani, avec Fidel Fourneyron et Arnaud Dolmen. Une belle aventure, encore, je te rappelle qu’Arnaud a été “Victoire de la Musique” cette année.

Pour l’album en lui-même, je me suis entourée d’Irving Acao, au saxophone, de Norman Peplow aux claviers et au piano, Fidel est là, au trombone ainsi qu’Arnaud à la batterie, et Kuis Guerra est aux percussions cubaines. Moi, je suis au violoncelle, à la voix et aux compositions bien sûr. Des compositions nées aux quatre coins du monde, à Rome, à Lisbonne, à Paris, à Rio…

L’album sortira le 13 octobre 2023. Mais on aura l’occasion d’en reparler…

 

 

Propos recueillis le jeudi 1er décembre 2023.

 

 

Ces “presque trois heures” d’entretien sont passées, grâce à ton énergie, comme dans un rêve. Merci à mon boss, au passage, de m’avoir aiguillé sur cette musicienne surdouée, qui porte en plus très haut les valeurs humanistes. C’est tout à son honneur.

A très vite de te rencontrer.

 

Voir le sommaire des entretiens de Michel Martelli

Ont collaboré à cette chronique :