(26) DrômeCrest Jazz Vocal

03/08/2022 – Vincent Peirani & Emile Parisien au Crest Jazz

Les deux siamois de la scène jazz sont ce soir à Crest. Emile Parisien et Vincent Peirani, ou l’inverse, on ne s’en lasse pas d’autant qu’ils ils viennent nous présenter leur second album en duo « Abrazo » (Etreinte » en Espagnol) sorti en 2020 -déjà !- après l’excellent « Belle époque » (2014) qui naviguait dans l’univers de Sydney Bechet. 

« Abrazo » explore les territoires du tango, d’Astor Piazzolla mais pas que.

Ce soir Emile Parisien fait office de Monsieur Loyal et se charge des annonces avec le classique « nous allons jouer le premier morceau ».

Temptation de Xavier Cugat débute le set (je me rappelle avoir vu des 33 tours de ce musicien dans la discothèque de mes parents… ça ne ressemblait pas du tout à ce que je viens d’entendre) . Puis ce sera un hommage à Piazzolla avec Fuga y Misterio couplé avec Deus Xango. Bizarrement, Emile est sagement assis sur un tabouret… mais il ne peut s’empêcher de danser assis. Ouf !

Les morceaux de l’album sont passés en revue. L’étonnant The Crave de Jelly Roll Morton où ils réussissent la prouesse de l’arranger à la sauce tango.

Tout au long du concert nous sommes toujours émerveillés par la complicité qui symbolise ce tandem. Mais aussi la technique instrumentale de part et d’autre. Michel Perrier vient me voir en disant « Il n’y a pas que Maalouf qui sort des quarts de ton, Emile nous en a servi une jolie quantité ». Vincent quant à lui, joue bien sûr tout en délicatesse et ne manque pas de « surveiller » d’un coin de l’œil avec son petit sourire son camarade de jeu.

La nature reprend le dessus, Emile part en impro et nous livre sa « danse du héron ». Moment attendu par le public et les photographes.

Le set concert nous a semblé durer le temps d’une respiration et tombe le fatidique « voici  peut-être pas le dernier morceau » nous prévient Vincent, avec Nouchka de l’ami et compositeur franco-argentin Tomás Gubitsch.

Le rappel se fera sur Army Dreamers de Kate Bush, à leur sauce. Le public est debout et nous aux anges.

Ont collaboré à cette chronique :

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