201109

Le mot de la Rédac’

210301 – Edito n° 853

Lundi 1er mars 2021 – N° 853

 

Les annonces de la semaine passée, qui vont dans le bon sens, ne sont pas encore mises en pratique. Alors nous sommes toujours en période de vaches maigres question concerts.

Il faut bien s’occuper l’esprit et nous écoutons nos artistes préférés via leurs CD, … et nous lisons.

Cette semaine Philippe Morel nous emmène dans un voyage littéraire et visuel en Louisiane. (voir ici)

L’excellent hebdomadaire (trop peu connu) Le 1 consacre son n° 335 à « Comment rouvrir la culture ? » (voir ici)

Comme chaque semaine des avis éclairés et pertinents sont proposés à notre entendement.

 


Les acteurs de la culture de l’Ain se mobilisent

Les responsables de lieux de diffusion, d’écoles de pratiques artistiques, de compagnies, artistes et techniciens du département de l’Ain se sont regroupés pour demander la réouverture des lieux de culture (voir ici)

A suivre …

Même son de cloches à Valence (voir ici)


L’art et la culture sont essentiels … on en cause le 4 mars

Le SAMDAS (Syndicat des Artistes et Musiciens Dauphiné Savoie) participe au mouvement national du 4 mars « Les Victoires de la colère » cela se passera devant le Musée de Grenoble de 11h00 à 16h00 (voir ici)

A Clermont-Ferrand, c’est à 13h30 Salle Boris Vian (Maison de la Culture)

A Lyon cela se passera devant la Halle Tony Garnier à 14h30 pour célébrer ensemble, artistes, techniciens et public, le triste anniversaire de la fermeture des salles de 5000 places.

Les autres manifestations : voir ici 


Exceptionnellement nous proposons une carte blanche à un musicien syndiqué, Antoine Galvani, qui revient sur la situation des musiciens, principaux acteurs du spectacle vivant musical (voir ici)


Alors on enfonce le clou ? Et si on remettait le son, enfin ? :


Du côté des festivals

On y croit après les annonces gouvernementales du mois passé.
Le Crest Jazz annonce déjà les participants du concours de jazz vocal (voir ici)

Quelques pointures parmi les sidemen, quelques têtes déjà connues sur la scène du concours. Un plateau relevé pour cette édition.

 

Un jeudi par mois le RhinoJazz, Ludovic Chazalon et son équipe nous proposent :

Leurs coups de cœur : 

Cissy Street entre dans la jazzosphère New Orleans funk avec brio !
On dit souvent que la musique bien jouée est le fruit mûr d’une entrante musicale éprouvée. L’adage est parfaitement juste avec ce groupe qui s’amuse avec un grand sérieux et rigueur dans le dédale des illustres compositions solaires et joyeuses de ces musiques qui s’imposent plus que jamais sur les scènes et dans le cœur du public.
Ça sonne, il y a du rythme, les belles compositions de ce Cissy Street nous accompagneront cet été, c’est certain !
 A l’antenne de France Bleu Saint-Etienne Loire à 17h, dans l’émission Happy Hour. 

Tout simplement parce que j’apprécie les musiques proposées par ce groupe et le choix du répertoire.
Ludovic Chazalon, directeur artistique du festival 
Découvert via la communication du groupe.

Vidéos : voir ici | A écouter : c’est ici | Site internet : voir ici

 


Drivé par le guitariste Martin Smith, ce liveband explosif venu de Montreuil et roué à l’afrobeat nous plonge pourtant dans le chaudron des bas-fonds new-yorkais en mixant les rythmes d’un Fela –figure tutélaire du septet- au hip-hop « old school » des 90’s, par la voix incandescente de Days, MC de Chicago au flow ravageur. Lancinant jusqu’au psychédélisme, le beat implacable et salace développé par Roforofo Jazz nous fait planer au-dessus du brasier où l’on se brûle de plaisir.

Voilà un combo de banlieue parisienne affichant un goût prononcé pour les mélanges aventureux et détonants et qui, s’abreuvant à Lagos comme à New-York, réussit à marier la liberté du jazz à la puissance de l’afrobeat, l’expressivité intense du hip-hop accentuant encore la radicalité du mix. Pertinent, et surtout percutant !
Michel Clavel, rédacteur du magazine du Rhino – journaliste critique musical

Vidéos : voir ici | A écouter : c’est ici | Site internet : voir ici

 

 

Lakecia Benjamin est saxophoniste jazz, funk et R&B. Benjamin est née et a grandi à New York. Elle a grandi dans un quartier dominicain de Washington Heights, Manhattan et a joué du merengue, de la salsa et de la musique latine. En tant que musicienne en tournée, elle a joué avec Missy Elliot et Alicia Keys….

Lakecia Benjamin native de New York est non seulement honorée de rendre hommage à ce couple de géants, mais elle est ravie de le faire en compagnie d’une dream team du jazz : Reggie Workman, Ron Carter, Gary Bartz, Dee Dee Bridegwater, Meshell Ndegecello, Regina Carter, Bertha Hope, Last Poets, Greg Osby, Steve Wilson, John Benitez, Marc Cary, Marcus Gilmore, Keyon Harrold, Marcus Strickland, Brandee Younger, Georgia Anne Muldrow et Jazzmeia Horn.

Talent évident de cette musicienne, une très grande musicalité mêlée à une force tout en souplesse.
Ludovic Chazalon, directeur artistique du festival
Découverte via des lectures spécialisées.

Vidéos : voir ici | A écouter : voir ici | Site internet : voir ici

 

Le premier album éponyme du groupe américain Black Pumas, né de la rencontre entre le chanteur Eric Burton et le musicien, producteur, arrangeur Adrian Quesada, est un de nos dix albums de l’année.

Le duo, Black Pumas, Éric Burton, chanteur et Adrian Quesada, guitariste, et producteur, sur scène lors d’un concert au Metropol le 19 février 2020 à Berlin, Allemagne.

C’est un disque que nous avons joué tout au long des douze derniers mois, un album qui nous renvoie au meilleur de la musique Soul américaine des années soixante et soixante-dix.

Nous avons découvert les Black Pumas un peu avant l’été 2019 et commencé à jouer leur titre « Colors » sur notre antenne. Depuis, le groupe n’a plus quitté notre playlist, et nous avons joué successivement « Fire », « Confines », « Old man » et enfin « Black Cat » depuis la rentrée, sans jamais nous lasser de leur musique.

La musique des Black Pumas est chaleureuse, sexy et réconfortante. Elle s’inscrit dans la pure tradition de la Soul et du R&B américain, en respecte les codes et le haut niveau d’exigence sans jamais tomber dans le simple exercice de style ou la nostalgie. Par moments, le groupe fait quelques incursions vers un son plus Blues / Rock, électrique et un peu plus nerveux.

Nous avons été totalement séduits par ce premier album, par l’équilibre et l’adéquation évidente entre la voix d’Eric Burton et la production signée Adrian Quesada. C’est un disque qui sonne « à l’ancienne », mais dans lequel il y a juste ce qu’il faut de modernité.

« Colors », la première chanson des Black Pumas que nous avons playlisté, est une ballade, sensuelle, qui nous rappelle le meilleur de Deep Soul si caractéristique du sud des États-Unis.

Une superbe histoire musicale, mêlée de blues, soul, et d’une émotion véritable et d’une grande classe.
Ludovic Chazalon, directeur artistique du festival
Découvert via un extrait de concert des Transmusicales de Rennes

Vidéos : voir ici | A écouter : c’est ici | Site internet : voir ici


A voir cette semaine

Le Hot Club de Lyon, muselé comme tous les clubs de la région se réinvente et va proposer un concert très spécial en hommage à l’un des plus célèbres jazzmen, Duke Ellington. L’histoire raconte même qu’il est passé plusieurs fois au Hot Club de Lyon… et qu’il en est même devenu le Président d’Honneur.

La violoncelliste Audrey Podrini a monté ce concert qui regroupe une douzaine de formations et musiciens, pas moins ! : The Stomp Factory, Camille Thouvenot, Zhao Li’ang, Audrey Podrini, Vincent Périer, Olivier Truchot, Jean-Louis Almosnino, Stéphane Rivero, Jérôme Duvivier, Gil Lachenal, Steven Criado, Holy Bounce Orchestra, Djoukil, François de Larrard, Michel Colon, Célia Kameni, Zaza Desiderio, Mario Stantchev, Christophe Lincontang.

Ca se passe sur internet, dimanche 7 mars à 18h00 avec Isabelle Gireau (la nouvelle présidente du Hot Club de Lyon), Audrey Podrini et Josselin Perrier en Mesdames et Monsieur Loyal (voir ici) 

 

 


La  est toujours là, on meuble comme on peut … mais le temps devient long. Rendez nous la musique en vrai, s’il vous plaît.

Passez une belle semaine encore couvre-feutrés, vos disques et la radio (voir ici) sont encore et toujours vos amis.

La Rédaction de Jazz-Rhone-Alpes.com

 

Sélection de chroniques récentes


Du côté des festivals cette semaine

Pas de festival à présenter cette semaine

Du côté des festivals (en ce moment et bientôt) :

Jazz à BarrauxJazzContreBand

Jazz à Barraux - 25 & 26 août / 6 & 27 septembre / 27 novembre 2020

Jazz à Barraux - 25 & 26 août / 6 & 27 septembre / 27 novembre 2020

 

Avec la cris de la COVID 19 cette édition de Jazz à Barraux a été profondément remaniée en terme de date la plupart des formations initialement prévues en mai vont pouvoir être proposées à nouveau (à l'exception de Musica Nuda, annulée)

Deux soirées en août, deux journées en septembre et une soirée en novembre.

  • mardi 25 août : Anne Alvaro & François Raulin "Colporteurs, carnet de voyages musicaux" / Renaud Garcia-Fons Trio "la vie devant soi"
  • mercredi 26 août : Watchdog "Les animaux qui n’existent pas" & Maud Chapoutier / Sarab
  • dimanche 6 septembre : "Une nuit au Cotton Club"
  • dimanche 27 septembre : Concert Participatif à Barraux avec Jean Andréo / Eat that Chicken / Gnawack
  • vendredi 17 novembre : André Minvielle

Voir le site de Jazz à Barraux

 

JazzContreBand - du 1er au 31 octobre 2020

JazzContreBand - du 1er au 31 octobre 2020

Il revient pour sa vingt-quatrième édition ce festival atypique, transfrontalier qui s'agite autour du lac Léman entre Suisse et France, entre Rhône-Alpes et Franche-Comté.

Une édition apparemment  à peine bousculée par la crise sanitaire, avec près de  soixante-dix concerts ou masterclass. De très nombreuses formations issues des écoles helvètes que nous ne connaissons pas encore par chez nous (mais qui ne demandent qu'à le devenir). Probablement une piste à suivre pour les programmateurs qui souhaitent sortir de leur carnet d'adresse habituel.

Quelque repères :

  • Le quartet du guitariste Louis Matute lauréat du tremplin de l'année passée est programmé à quatre reprises dont l'ouverture du festival en première partie, un passage au Jazz Club d'Annecy et un autre à Cluses.
  • Quatre passages aussi pour le groupe Baiju Nhatt & Red Sun coproduction soutenue par JazzContreBand en 2020
  • L'ouverture du festival le 1er octobre est confié à Guillaume Perret.
  • Côté piano nous sommes gâtés : un véritable festival dans le festival avec dans le désordre Laurent de Wilde et son new Monk Trio ; Baptiste Trotignon ; Jacky Terrasson ; Ray Lema ; Yaron Herman ; Noé Sécula ; Sylvie Courvoisier ; Marie Krüttli (découverte lors d'un Forum JazzRA(s) ) ; Mark Priore (dans le groupe de Baiju Bhatt)  et d'autres
  • Un tremplin qui se déroulera le 11 octobre à l'ETM de Genève et verra se confronter cinq formations sélectionnés avec les critères suivants : du duo au sextet, musiciens de moins de trente ans, issus en majorité de la région franco-suisse. (voir ici)
  • Vingt huit lieux répartis de part et d'autre de la frontière : des clubs, des salles , des écoles...

Toute la programmation est en ligne sur cette page très claire

Voir le site du JazzContreBand 2020

Attention l'affichage des concert "Du côté des départements" présente temporairement un dysfonctionnement... nous travaillons dessus.

Du côté des départements :

Isère

Rhône

Haute-Savoie

Ailleurs

Du côté des départements : (ref)

Ain

Allier

Ardèche

Cantal

Drôme

Isère

Loire

Haute Loire

Puy-de-Dôme

Rhône

Savoie

Haute-Savoie

Ailleurs