
Nous ne sommes pas encore en septembre que le premier club lyonnais ouvre ses portes pour une nouvelle saison.
Autant y être pour se remettre dans le bain des caveaux de jazz.
Et d’ailleurs tout cela s’annonce bien, car dès ce premier soir le club est plein. C’est de bon augure pour la suite, et cela justifie l’ouverture prochaine de La Clef de Voûte « bis » juste à côté.
On va démarrer d’une façon des plus classiques avec les résidents du lieu à savoir le boss Stéphane Vincenza au piano et à la la tchatche, ses comparses de longue date, Cédric Perrot à la batterie et Patrick Maradan à la contrebasse et le junior, Cléobule Perrot à la trompette.
Stéphane nous sert son message habituel, avec la volonté exprimée de proposer « de la musique spirituelle, de la musique qui parle à l’âme, pas de snobisme, que du bon ! » C’est-à-dire du be bop de bonne facture.
Cette soirée de rentrée, c’est la jam, alors d’une manière fort classique, la formation des résidents va amorcer la soirée avec quelques morceaux qui pulsent grave avant de laisser la scène aux musiciens venus en découdre avec leurs instruments.
Yes I can, no you can’t l’ambiance est posée, elle monte d’un cran avec un morceau très énervé de Charlie Parker. Pas de sax ce soir mais la trompette de Cléobule y surseoit fort bien.
On passe par une bossa avec l’incontournable Ceora.
Place ensuite au morceau de bravoure de tous les contrebassistes de jazz, Tricotism, histoire de mettre en valeur Patrick Maradan.
On se dirige vers la fin ce set de mise en oreilles avec la subtile ballade Darn that dream.
La toute dernière sera évidemment « up tempo » avec I will remember april, jouée en « surmultiplié » histoire de profiter de la virtuosité de chacun.
Après une courte pause la scène est ouverte aux musiciens qui le souhaitent.