Symbiosis, c’est un quartet franco-anglais à l’initiative du pianiste Fabrice Tarel. Fort de ses connections avec le monde du jazz d’outre-manche, il s’est adjoint les services de la trompettiste Alexandra Ridout, du batteur anglais Andy Barron (et désormais rhônalpin depuis de nombreuses années) et du contrebassiste Cyril Billot. Ce soir, la trompette est tenue par le Londonien Mike Soper.
Mademoiselle Simone affiche complet, comme souvent. Le concept « restaurant + jazz live » (ou l’inverse) fonctionne bien.
Pour rester dans une zone sans turbulences le quartet démarre avec deux standards qui seront prolongés à l’envi : There will never be another you et All the things you are. Et d’autres de la même eau.
Avant la fin du premier set, on bascule sur les nouvelles compositions du quartet Symbiosis qui ont été regroupées dans un album sorti il y a un mois « There will never be another now » (voir la chronique de Laurent Brun) allusion non dissimulée au standard joué en ouverture.
Changement d’ère avec des compositions aériennes et ciselées auxquelles nous habitue le pianiste.
Le trio solide fait plus qu’accompagner le trompettiste qui prend une bonne partie de la lumière.
Mike Soper ; je le découvre et j’apprécie un instrumentiste doté d’une technique sûre. En phase avec les compositions de Fabrice Tarel.
Derrière Cyril Billot est le gardien du groove ; discret mais omniprésent en parfaite osmose avec le fantasque batteur Andy Barron.
Fantasque ? Attardez-vous quelques instants sur son jeu atypique et attachant.
Le second set est consacré aux autres titres du nouvel album comme ce There will never be another now aux consonances indiennes.
C’est agréable de mettre un son en live sur une chronique inspirée de Laurent Brun.
Les musiciens :
- Mike Soper: trompette
- Fabrice Tarel: piano, compositions
- Cyril Billot: contrebasse
- Andy Barron: batterie
