C’est un drôle d’endroit que « La Seiche » à Sevrier : à la fois bar et restaurant, dancing, karaoké, école de danse et attractions diverses, avec plusieurs salles de jauges variées. Luc, le patron a décidé de créer un club de jazz chaque dimanche en fin d’après-midi. Il en a confié la programmation au tandem Kristin Marion et Philippe Martel, musiciens de jazz qui officient régulièrement à l’Imperial Palace et ailleurs.
Près d’une centaine de personnes ont répondu présentes pour cette inauguration. La salle est disposée en cabaret avec des tables pour les boissons. Les chaises commencent à manquer, il faut aller en chercher. C’est de bon augure. Ce concert est présenté comme une jam dansante. Philippe Martel et Kristin Marion ont demandé à leur compère Fred Debraine de les accompagner à la contrebasse pour lancer la jam avec un premier set de swing.
C’est avec Stomping at the Savoy que débute ce premier concert du Petit Caveau Swing. Philippe et Fred prennent d’emblée des chorus bien roboratifs. Suit un blues de Nat King Cole, la célèbre Route 66 où Kristin fait son show en imitant (très bien) le trombone. Elle bascule ensuite sur la version de Mimi Perrin, qui avait très bien francisé ce titre.
Les premiers couples de danseurs investissent la scène. Un bon niveau de balboa. Probablement des élèves de l’établissement (La Seiche propose des cours de tous types de danses de salon). Au rez-de-chaussée, pendant le concert de jazz à l’étage, une soixantaine de personnes suivent un cours de danse dominicaine, la bachata. La première partie se conclut avec un It Don’t Mean a Thing de rigueur.
Peu de courageux pour la jam, alors Kristin appelle par leur prénom les musiciens venus avec leurs instruments ; ils ne peuvent se défiler. Ça commence par Manon, une Canadienne qui nous étonne avec ses cuillères ! Régis vient chanter Formidable (Aznavour), puis Mathilde vient s’asseoir à la batterie. Les standards comme On the Sunny Side of the Street continuent de faire venir des danseurs. Kristin chante et « ambiance » la salle. Bien sûr, on passe par des bossa-nova et on revient sur des standards swing du Great American Songbook.
Les titres changent, les jameurs aussi. On verra un harmoniciste ; un guitariste ; un pianiste ; un autre batteur ; quelques chanteuses et une prof de violon du Conservatoire. Tout ce peitit s’est bien amusé une fois le trac passé.
Cette première soirée est assurément un succès. Souhaitons que le rythme hebdomadaire dominical proposé trouve son public et que l’initiative perdure.
