30/01/2026 – L’Industrielle Harmonie de Saint-Fons et l’Union Musicale de Charly-Millery au Saint-Fons jazz

30/01/2026 – L’Industrielle Harmonie de Saint-Fons et l’Union Musicale de Charly-Millery au Saint-Fons jazz

Ce soir, le théâtre Jean marais accueille les locaux de  l’Industrielle Harmonie de Saint-Fons, fondée en 1873 qui s’adjoint les musiciens de l’Union Musicale de Charly-Millery, orchestre d’harmonie et fanfare depuis 1884.

La quarantaine de musiciens présents sera dirigée par Jonathan Carry, quadragénaire dynamique, saint-foniard depuis son enfance (précédé dans sa famille par plusieurs générations de musiciens dans cet ensemble musical). Multi instrumentiste, arrangeur, également reconnu pour ses talents de professeur et de passeur, ce jeune chef fait l’unanimité de ceux qui en parlent.

Pour la prestation de ce soir, les musiciens sont tous vêtus de noir et chaussés de baskets blanches.

Marianne Mathieu, directrice du lieu, engagée et souriante, qui veille en permanence au bon déroulement des festivités nous rappelle alors que ce festival de vingt-six ans est dédié à Norbert Gesulmini, créateur et directeur jusqu’à son décès, il y a peu. Puis ce sera au tour de Christian Duchêne, maire et musicien dans l’ensemble qui remercie les acteurs de cette soirée et dédie ce concert à Colette, décédée il y a quelques jours, auditrice fidèle durant de nombreuses années, dont une partie de la famille est impliquée et présente ce soir.

Après ces courtes interventions, place à la musique !

La première partie sera variée tandis que la seconde sera uniquement dédiée aux œuvres du groupe grenoblois Electro Deluxe.

Un solo de trompette introduira Getaway, suivi d’un solo de flûte traversière et un solo de sax tandis que le chef redit à la fin que leurs pensées vont à Norbert Gesulmini. Il est à noter que l’ensemble musical est composé des instruments classiques des harmonies, auxquels se joignent piano Fender Rhodes, guitare électrique, guitare basse qui viennent apporter une touche plus variée. N’oublions pas la présence de Romy et Héloïse, deux jeunes chanteuses présentes tout au long de ce concert.

Lovely day sera suivi de Flowers puis Harder, Better, Faster, Stronger où le chef joue aussi de son sax alto. Dans Crazy, les interventions alternent, Romy chante, le sax ténor s’avance pour un solo, le chef chante… rechante… Ain’t nobody revisité précédera Mr Magic : guitare, chant… relèvent l’interprétation parfaite de l’ensemble.

Pour la deuxième partie, le chef nous entraîne au sax vers une interprétation des titres d’ Electro Deluxe que certains découvrent de belle manière dans la salle copieusement remplie où nous avons d’ailleurs un grand plaisir à profiter des confortables nouveaux sièges rouges permettant une belle écoute, parfaite ce soir. Ce sera Let’s go to work puis Black and bitter où piano, solo du chef, basse… rivalisent de virtuosité. rap, beatbox sont convoqués pour Between the lines et Devil ensuite nous permettra d’apprécier Romy, chanteuse à la voix profonde. Ground nous permettra ensuite d’apprécier des solos, flûte, sax ténor.

Un solo de Fender Rhodes encore pour Where is the love, Norbert est encore cité et toutes ces ondes envoyées à sa mémoire sont impressionnantes et à la mesure de ce qu’il était, le public chante et le trombone finit le morceau par un solo. Pour Talking about love, le chef fait lever les doigts du public en l’air, les musiciens esquissent un pas de danse pour nous inciter à les imiter… Staying alive semble être le dernier morceau. Il se conclut par un solo de batterie.

Mais une standing ovation rappelle le chef bondissant qui dirige alors Smoke, semble repartir et revient pour nous dire au revoir avec Crazy plus calme…

Nous avons passé une soirée très agréable (pour ma part, je suis toujours épatée, ayant fréquenté de près une harmonie dans ma jeunesse, par l’évolution de ces formations centenaires qui ont su, grâce à de jeunes chefs talentueux, perpétuer la tradition et se réinventer pour proposer des programmes variés  et actuels.

Nous avons apprécié l’homogénéité de l’ensemble, les voix féminines (mention spéciale à Romy qui provoque de véritables frissons à l’écoute), l’engagement du chef et bien sûr la qualité des interprétations.

Encore une super soirée à Saint-Fons et Norbert, d’où il est, a du sentir toutes les ondes positives envoyées par tous et se féliciter de la poursuite de son œuvre.

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